Mois : octobre 2019

Ces étudiants français qui choisissent l’Afrique du Sud pour leurs études

Ces étudiants français qui choisissent l’Afrique du Sud pour leurs études

« Je compte bien y rester »

Les écoles et universités hexagonales sont de plus en plus nombreuses à proposer des échanges ou des stages sur le continent, où certains élèves s’établissent ensuite pour faire carrière.

Temps de Lecture 6 min.

L’université du Cap, en Afrique du Sud, le 13 novembre 2017.
L’université du Cap, en Afrique du Sud, le 13 novembre 2017. Mike Hutchings / REUTERS

Immersion de longue durée

Partir étudier ou travailler en Afrique. L’idée peut sembler inattendue, surtout si on compare les moyens des universités hexagonales et celles du continent africain. Pourtant, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à réaliser un stage, un semestre d’études, voire à débuter leur carrière dans un pays d’Afrique.

« Je me suis installée à Johannesburg pour quelques mois, mais je compte bien y rester encore plusieurs années ! » C’étaiten 2016. Fanny Moral, partie en stage en Afrique du Sud dans le cadre de son master en communication à Sciences Po Paris, se souvient de son arrivée, bourrée de clichés :

« Les premiers jours, j’étais terrorisée. Des amis m’avaient parlé de l’insécurité à Johannesburg. Mais rapidement, je me suis rendu compte que ce n’est pas plus dangereux qu’à Paris. Il suffit simplement de respecter certaines règles élémentaires de sécurité. »Lire aussi  Une université franco-tunisienne tournée vers l’Afrique ouvre ses portes à Tunis

La jeune femme a connu un début de carrière fulgurant ; à 25 ans, elle supervise déjà une équipe de quatorze personnes. Chargée de la communication et du marketing d’Enko Education, un réseau d’études secondaires privées implanté dans plusieurs pays d’Afrique, elle ne troquerait plus son poste contre un emploi dans une tour de La Défense :

« J’aurais beaucoup de difficulté à travailler de nouveau à Paris. Ici, les paysages sont magnifiques et il y a toujours de nouvelles choses à découvrir. »

L’histoire récente du pays a renforcé la passion pour l’Afrique du Sud de cette admiratrice de Nelson Mandela :

« J’ai toujours voulu vivre dans un pays en mutation, ce qui est le cas ici. L’apartheid a été aboli il y a tout juste vingt-cinq ans. »

Fanny Moral convient qu’elle n’aurait pas eu autant d’opportunités en France. Etre bilingue et diplômée d’une grande école comme Sciences Po lui a ouvert des perspectives dans ce pays où l’université du Cap, la plus réputée d’Afrique, n’est classée qu’au-delà de la 200e place dans le classement de Shanghai de 2019, derrière de nombreux établissements européens.

Le Maroc attire de plus en plus

Son exemple est loin d’être isolé. L’Afrique du Sud est une destination encore récente, mais près de 250 étudiants originaires de France y étaient inscrits dans un cursus en 2017, selon l’Unesco. Soit une augmentation de 33 % par rapport à 2013. La hausse est légèrement supérieure pour Maurice sur la même période (35 %, de 92 à 125 étudiants), tandis que le Maroc a connu une explosion des arrivées, avec 485 étudiants en 2017 contre 55 quatre ans plus tôt.

Un nombre toutefois minime comparé aux géants canadien, britannique et américain, qui accueillaient plus de 35 000 étudiants français en 2017. Mais ce qui est intéressant, c’est la tendance de la courbe.

Depuis 2016, le dispositif européen Erasmus + permet la mobilité étudiante vers 167 pays extra-européens. « Depuis 2014, il y a de plus en plus de partenariats entre la France et le continent africain pour promouvoir la mobilité étudiante », affirme Anne-Sophie Brieux, chargée de communication de l’agence Erasmus +. En effet, une quinzaine d’accords existent, la plupart dans des secteurs d’études spécialisés comme l’enseignement agricole, les études d’ingénieur ou la coopération et le développement économique.

« Nous sommes très impliqués dans le développement de nouvelles conventions avec un certain nombre de pays africains comme le Sénégal et la Tunisie », précise Jérôme Thonnat, chargé de mission au sein de Montpellier SupAgro, une école qui forme 1 700 étudiants. Même s’il constate cette année un léger fléchissement du nombre d’élèves en mobilité en Afrique en raison du risque sécuritaire, l’intérêt ne faiblit pas. En 2018-2019, une quarantaine d’entre eux ont réalisé un stage de plusieurs mois en Afrique, le plus souvent en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Afrique du Sud ou à Madagascar.

C’est ce qu’a fait Lucas, qui ne regrette pas d’avoir porté son choix sur Dakar. Diplômé cette année de SupAgro, il a choisi l’Afrique en cours de formation. « Un continent d’avenir », estime le jeune ingénieur, qui voit là une « expérience passionnante », même si son père a toujours refusé de lui rendre visite au Sénégal. Aujourd’hui, Lucas a quitté ce pays pour la Côte d’Ivoire. « J’ai eu l’opportunité de rentrer à Paris à l’issue de mon stage à Dakar, en 2015, mais j’ai refusé. » Le voilà donc installéà Abidjan pour deux ou trois ans. Un choix que ses proches ne comprennent pas toujours :

« Ma mère a réussi à l’accepter, tout en espérant que je décroche un poste dans un autre pays. Mais une amie a trouvé ma décision farfelue, voire dangereuse, me demandant même comment je comptais survivre à Abidjan ! »

Lucas, dont le salaire lui permet de louer un logement d’une superficie bien supérieure à ce qu’il aurait à Paris, convient que l’Afrique ne fait pas rêver tous ses camarades d’école :

« La très grande majorité de mes jeunes collègues ingénieurs souhaitant partir à l’étranger ont choisi l’Indonésie ou la Thaïlande. Même si je me sens parfois moins en sécurité en Côte d’Ivoire qu’au Sénégal, les rapports humains y sont très chaleureux et je vis dans de bonnes conditions. Et cela me tenait vraiment à cœur. »

Cet essor de la mobilité étudiante vers l’Afrique oblige parfois les établissements d’enseignement supérieur à redoubler d’originalité. Pour sortir du lot, certaines écoles proposent non pas un stage classique, mais une véritable immersion de longue durée.

Ainsi, « une cinquantaine d’étudiants de Sciences Po Paris suivent actuellement une année académique complète dans un pays africain et assistent pleinement aux cours aux côtés des étudiants nationaux », explique Fabien Albouy, responsable du pôle Afrique et Moyen-Orient de la direction des affaires internationales. Un chiffre en nette progression, puisqu’il y a deux ans, ils n’étaient que 30. Sciences Po se targuer d’être l’école française qui envoie le plus de jeunes étudier en Afrique, grâce à un solide réseau de 30 partenariats sur le continent.

Ouvrir de nouveaux horizons

A plus petite échelle, l’Université technologique de Troyes veut elle aussi jouer cette carte pour permettre à un étudiant d’être complètement intégré dans un cursus en Afrique, grâce à un accord d’échange universitaire noué notamment avec l’Ecole polytechnique de Yaoundé, au Cameroun. Gwenolé Moal, 21 ans, suit un semestre complet au sein de cette école. « Grâce à cet échange, je peux suivre une spécialité en génie civil », explique le jeune homme.En deuxième année de cursus d’ingénieur et en colocation depuis un mois à Yaoundé, Gwenolé se sent déjà chez lui :

Si certains jouent l’immersion, d’autres ouvrent de nouveaux horizons… C’est la stratégie adoptée par le master en études interdisciplinaires des dynamiques africaines de l’université Bordeaux-Montaigne. « Durant quinze jours, la promotion du master 1 se rend en Tanzanie pour se confronter aux réalités locales. Les étudiants y sont accueillis chez un paysan qui pratique l’agroforesterie au sud du Kilimandjaro », décrit Bénédicte Thibaud, directrice de cette formation.

« Je m’habitue très bien à cette nouvelle vie et cela me permet de découvrir une autre culture. Je voulais aller le plus tôt possible en Afrique, car dans quelques années il y aura peut-être des endroits, trop durement affectés par le dérèglement climatique, qui ne seront plus accessibles dans des conditions sûres. »

Même s’il n’est pas sûr de rester travailler au Cameroun, Gwenolé voit l’Afrique comme « un continent dynamique et d’avenir ». Et ilen est certain :

« Ce semestre d’études est pour moi une chance de développer des connaissances et des compétences utiles à mon futur métier. »

C’est là que Valentine Laurent a pris goût à l’Afrique. Diplômée du master bordelais en 2018, elle vient de terminer une mission de coopération en Guinée pour l’association Charente-Maritime Coopération. Après un stage d’un mois au Sénégal en 2015, afin de s’assurer que la vie en Afrique lui plaisait, elle est partie en 2018 en Guinée, pour plus d’un an, avec comme objectif d’accompagner une entreprise locale et de l’aider à trouver des partenariats :

« Cette expérience a renforcé mon autonomie et ma capacité d’adaptation face à des situations nouvelles. Je me sens beaucoup plus à l’écoute des autres aujourd’hui. »

Actuellement en recherche d’emploi, la jeune diplômée rêve de soutenir de nouveau des entreprises locales en Afrique de l’Ouest.

Qui a besoin d’un visa pour voyager en France?

Qui a besoin d’un visa pour voyager en France?

Liste des pays qui ont besoin et n’ont pas besoin d’un visa pour visiter la France ou les DOM-TOM

En fonction de la nationalité et du but du voyage en France ou dans l’un des territoires d’outre-mer français, un voyageur peut avoir besoin ou non d’un visa.

Dans cet article, nous avons expliqué pourquoi certains pays ont besoin de visas alors que d’autres n’en ont pas pour pouvoir entrer en France. En outre, nous avons également répertorié les pays qui ont besoin ou non d’un visa France.

Qu’un ressortissant étranger ait besoin d’un visa ou non, tout dépend de quelques facteurs tels que:

  • Leur nationalité.
  • La durée du séjour prévu.
  • Le territoire français qu’ils envisagent de visiter (métropole ou territoires français d’outre-mer).

Qui a besoin d’un visa pour la France?

La France métropolitaine, ou encore appelée la France européenne, comprend les territoires français du continent européen. Il existe différentes règles de visa pour entrer en France métropolitaine par rapport à la

Qui a besoin d’un visa de court séjour en France?

Les visas France Schengen permettent à leur titulaire d’entrer en France ou dans tout autre pays Schengen et d’y rester jusqu’à 90 jours (sauf dans les cas où le titulaire possède un visa à validité territoriale limitée).

Etant donné que les pays membres de l’ espace Schengen n’ont besoin d’aucun type de visa pour passer d’un pays à l’autre et que l’espace Schengen a conclu des accords de circulation sans visa avec de nombreux pays, les ressortissants de ces pays sont autorisés à entrer en France pour un court séjour sans visa. la nécessité d’obtenir un visa d’abord.

Les catégories suivantes n’ont pas non plus besoin de visa pour entrer en France:

  • Titulaires d’un titre de séjour en France
  • Titulaires d’un titre de séjour d’un pays Schengen
  • Titulaires d’un visa de long séjour valable d’un pays Schengen
  • Titulaires d’un titre de séjour de membre de la famille de l’Union européenne ou d’un titre de séjour de longue durée dans l’Union européenne
  • Détenteurs du passeport d’un «ressortissant britannique d’outre-mer», d’un «citoyen des territoires d’outre-mer britanniques», d’une «personne protégée britannique», d’un «sujet britannique»
  • Titulaires d’une carte de séjour spéciale en qualité de personnel diplomatique ou consulaire

Les ressortissants des autres pays non mentionnés ci-dessus ont besoin d’un visa pour pouvoir entrer en France, même pour des séjours de courte durée.

Qui a besoin d’un visa de long séjour en France?

Les visas de long séjour en France permettent à leur titulaire d’entrer en France et d’y rester pendant une période de temps supérieure à trois mois mais inférieure à un an.

Seuls les ressortissants des pays suivants N’ONT PAS besoin d’un visa pour entrer et rester en France jusqu’à un an:

  • Ressortissants de pays tiers titulaires d’un visa de court séjour portant la mention Famille de Français («Famille d’un ressortissant français»).
  • Ressortissants de l’UE.
  • Ressortissants de l’EEE (Islande, Norvège et Liechtenstein).
  • Les ressortissants des principautés de Monaco et d’Andorre.
  • Les ressortissants de Saint-Marin et du Saint-Siège.
  • Les ressortissants étrangers et leurs familles qui ont acquis le statut de résident de longue durée dans un autre pays de l’UE.
  • Etudiants ayant fréquenté l’école en France sans interruption à partir de 16 ans et poursuivant leurs études dans le pays.

Qui a besoin d’un visa pour les départements et régions d’outre-mer (DROM)?

La DROM comprend tous les territoires administrés par la France en dehors du continent européen, à savoir:

  • Ile de la Réunion
  • Guyane Française
  • Guadeloupe
  • Martinique (les trois départements des Amériques)
  • Mayotte
  • Saint-Barthélemy
  • Saint Martin
  • Saint-Pierre-et-Miquelon

Comme les règles de visite de l’un de ces territoires ou départements diffèrent de celles applicables à la France européenne, vous trouverez ci-dessous la liste des personnes qui ont besoin d’un visa de court séjour ou d’un visa de long séjour pour visiter ces lieux.

Qui a besoin d’un visa de court séjour France DROM?

Seules les catégories suivantes sont dispensées d’obtenir un visa afin de pouvoir entrer dans un DROM France sans visa et restent jusqu’à trois mois.

  • Citoyens de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) et de la Suisse;
  • Titulaires d’un titre de séjour valide délivré par pays appliquant les accords de Schengen: vous devez voyager avec votre titre de séjour valide et votre passeport valide délivré au cours des 10 dernières années.
  • Titulaires d’un titre de séjour en cours de validité ou d’un visa de long séjour pour un pays couvert par les accords de Schengen, tel que l’Allemagne;
  • Titulaires d’un passeport biométrique de
    • Albanie,
    • Bosnie Herzégovine,
    • Macédoine du Nord,
    • La Moldavie,
    • Monténégro et
    • La Serbie;
  • Les détenteurs de passeports de la
    • Région administrative spéciale de Hong Kong (République populaire de Chine) et
    • Région administrative spéciale de Macao (République populaire de Chine).
  • Les ressortissants des pays suivants et titulaires d’un visa Schengen délivré par un consulat de France avec une validité de 6 mois à 5 ans peuvent se rendre dans les départements français d’outre-mer sans visa:
    • Bahrein
    • Biélorussie
    • Chine
    • Koweit
    • Inde
    • Oman
    • Qatar
    • Russie
    • Afrique du Sud
    • Ukraine
    • Emirats Arabes Unis

Ressortissants des pays suivants:

AndorreAnguilla et les îles Vierges britanniques
Antigua-et-BarbudaArgentine
AustralieBahamas
BarbadeBermudes
BolivieBosnie Herzégovine
BrésilBrunei
CanadaChili
Costa RicaLe Salvador
Grenade *Guatemala
Saint-SiègeHonduras
IsraëlJapon
MalaisieMaurice
MexiqueMonaco
MonténégroNouvelle-Zélande
NicaraguaMariannes du Nord
PanamaLe Paraguay
Saint-Christophe-et-NiévèsSaint Vincent et Grenadine *
Saint Marinles Seychelles
SingapourAfrique du Sud
Corée du SudTrinité-et-Tobago *
Îles Turques-et-Caïques *Royaume-Uni (passeport britannique britannique d’outre-mer)
États UnisUruguay
Venezuela

* uniquement pour la Guadeloupe et la Martinique

** sauf la Guyane française

*** seulement pour la Réunion

Qui a besoin d’un visa de long séjour France DROM?

Attendu que les ressortissants des pays suivants NE SONT PAS obligés d’obtenir un visa d’entrée de longue durée pour entrer dans le DROM et restent jusqu’à un an:

  • Pays membres de l’union européenne
  • Pays membres de l’Espace économique européen (EEE)
  • Suisse
  • Monaco
  • Andorre

Qui a besoin d’un visa pour les autres collectivités et territoires français d’outre-mer (CTOM)?

Les collectivités et territoires français d’outre-mer (CTOM) sont constitués des pays suivants:

  • Polynésie française
  • Nouvelle Calédonie
  • Wallis et Futuna
  • Française du Sud
  • Antarctique

Qui a besoin d’un visa de court séjour France CTOM?

Comme les règles de visite de l’un de ces territoires ou de ces collectivités diffèrent de celles applicables à la France européenne ou à la DROM française, vous trouverez ci-dessous la liste des personnes qui n’ONT PAS besoin d’un visa de court séjour pour entrer dans ces lieux.

  • Titulaires d’une carte de résident français ou d’un visa de long séjour français;
  • Les titulaires d’un permis de séjour néerlandais à Sint Maarten ne sont pas tenus d’avoir un visa d’entrée pour Saint-Martin.
  • Les ressortissants des pays suivants qui exercent des activités génératrices de revenus:
  • Australie (pour Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon, exemption pour un mois seulement)
  • Brésil
  • Japon
  • Mexique
  • Singapour
  • Corée du Sud
  • Venezuela;

Ressortissants des pays suivants:

UEEEE
Suisse ; AndorreArgentine
BolivieBrunei Darussalam
CanadaChili
Costa RicaCroatie
Le SalvadorÉtats Unis
GuatemalaHonduras
IsraëlMalaisie
MonacoNicaragua
Nouvelle-ZélandePanama
Le ParaguaySaint Marin
Saint-SiègeUruguay

Qui a besoin d’un visa de long séjour France CTOM?

Seuls les ressortissants des pays suivants sont dispensés du visa de long séjour:

  • États membres de l’Union européenne
  • États membres de l’Espace économique européen (EEE)
  • Suisse
  • Monaco
  • Andorre
Comment reprendre ses études à 30 ans ?

Comment reprendre ses études à 30 ans ?

Reprendre ses études à 30 c’est possible ! Formation à distance, cours du soir, PTP, CPF… Si vous avez envie de changer de carrière, renseignez-vous !

Il n’y a pas d’âge pour étudier ! Les personnes de plus de 30 ans sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à souhaiter acquérir de nouvelles compétences professionnelles et décrocher un diplôme. Formation continue, formation par correspondance, cours du soir, PTP… Les solutions ne manquent pas, encore faut-il les connaître ! Alors, comment reprendre ses études à 30 ans, 40 ans, 50 ans et même 60 ans ? 

Vous voulez reprendre vos études après 30 ans ?

Découvrez les formations en fonction :Liste des formations selon
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Se former au cours de la vie professionnelle peut s’avérer être un bon accélérateur de carrière

Qu’est-ce qu’une formation professionnelle ? 

Une formation professionnelle est une formation qu’il est possible de faire alors que déjà, on est entré dans le monde professionnel. Plus précisément, il s’agit d’une formation continue, opposée à la formation initiale, en d’autres termes, il s’agit d’une formation dédiée aux personnes qui sont déjà entrées dans la vie active.  

La formation pro : un droit

La formation professionnelle permet donc de reprendre ses études tout en travaillant. En effet, durant leur vie professionnelle, les salariés ont accès à un certain nombre de dispositifs leur permettant d’accéder à un niveau supérieur de qualification, de se perfectionner ou encore de se reconvertir.

Qu’elle soit financée par votre employeur ou par un organisme privé, la formation professionnelle est un droit qui s’adresse à l’ensemble des salariés au cours de leur carrière. Dans un monde professionnel qui ne cesse d’évoluer, elle s’impose comme un levier d’accès, de maintien, mais également de retour à l’emploi.

La participation des salariés à la formation pro est de plus en plus importante. De nombreuses réformes ont d’ailleurs permis d’adapter l’offre de formation réservée aux adultes aux différentes évolutions économiques et sociales, ainsi qu’aux entreprises. 

La formation pro : pour les salariés, demandeurs d’emploi…

De plus en plus d’universités ou de grandes écoles comme les écoles de commerce dispensent des programmes spécifiques pour les salariés. Ils développent ainsi des programmes courts, créent des stages sur mesure pour les entreprises, intègrent les salariés à leurs programmes de formation MBA ou MS par exemple. En 2010, 10 % des diplômes obtenus dans l’année concernaient la formation continue.

En outre, de nombreuses formations sont conçues spécifiquement les adultes et les professionnels: c’est notamment le cas du Certificat de Qualification Professionnel (CQP). Chaque branche professionnelle dispose de ses propres CQP, adaptés aux besoins des employeurs, et qui attestent de la maîtrise de compétences et de savoir-faire à l’exercice d’un métier. 

Ouverts à tous, les MOOCS peuvent aussi convenir à de nombreux adultes qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans un domaine spécifique. 

La formation pro : diplômante ou qualifiante ?

Les formations diplômantes sont différentes des qualifiantes. Elles n’ont en effet pas les mêmes objectifs.

La formation diplômante est, comme son nom l’indique, une formation validée par un titre homologué ou un diplômé délivré par un Ministère. Certaines professions ou concours ne sont d’ailleurs accessibles que sous condition de diplôme.

À l’inverse, une formation qualifiante délivre une qualification et un savoir-faire reconnus par un secteur d’activité ou une branche. 

Pourquoi reprendre ses études ?

La reprise d’études concerne de nombreux adultes en France chaque année. Mais les causes de cette reprise d’études peuvent être très variées. Certains souhaitent changer de métier, d’autres, veulent évoluer, et les derniers simplement acquérir de nouvelles compétences pour trouver un emploi.

Pour trouver un emploi

Pour finir, vous pouvez également faire le choix de reprendre vos études pour trouver un emploi. Si vous êtes à la recherche d’un travail, au chômage, sans activité ou que vous n’effectuez que des missions d’intérim et de petits CDD, alors reprendre vos études peut être une solution très adaptée pour obtenir des compétences plus recherchées par les recruteurs.

Pour évoluer professionnellement

D’autres font le choix de reprendre leurs études afin d’évoluer professionnellement. Cela peut par exemple être le cas de personnes âgées de 30 à 40 ans qui souhaitent obtenir un poste avec plus de responsabilités.

Si elles ne peuvent pas se faire former en interne par un collègue ou un supérieur, ces personnes peuvent donc trouver de très belles formations professionnelles dans les organismes spécialisés. D’ailleurs, très souvent, les entreprises aident les salariés dans leurs démarches. Elles peuvent également aider au financement des formations professionnelles.

Si vous souhaitez suivre une formation professionnelle sans arrêter de travailler, vous pouvez opter pour les cours du soir ou pour une formation à distance (par courrier ou en e-learning) Vous pourrez ainsi gérer votre emploi du temps et vous organiser comme vous le souhaitez. Si vous souhaitez ne plus vous rendre au travail pendant quelque temps et que votre entreprise est d’accord, alors, vous pourrez suivre une formation professionnelle de manière « normale », ou même en alternance

Pour changer de métier

Pour en savoir plus…

Découvrez toutes les 
informations pour changer
de métier !
 

Changer de vie, changer d’entreprise, changer de métier. C’est une raison qui revient souvent lorsque l’on demande aux gens les raisons qui les poussent à vouloir reprendre leurs études. La plupart du temps, après plusieurs années à travailler dans la même entreprise, à effectuer les mêmes tâches, les employés prennent la décision de changer totalement de vie. Ainsi, l’on peut voir des cadres de grandes entreprises se lancer dans un projet d’ouverture de restaurant, ou encore des employés qualifiés qui décident de passer les concours de la fonction publique

« Je me rends compte que cette envie était en moi depuis très longtemps. Je crois que je me suis trompée d’orientation professionnelle dès l’après-bac. » Dahvia, 24 ans, journaliste.

« Avant, j’étais chef de projet dans une agence de communication. J’ai décidé de changer de métier à 32 ans, car je me suis rendue compte que je n’aimais plus du tout la communication, un métier dans lequel je ne me sentais pas à ma place et dans lequel j’avais du mal à voir quel pourrait être mon avenir. Lorsque j’ai pris cette décision, j’ai été accompagnée par une coach spécialisée pendant un moment », explique Dahvia, 34 ans, journaliste.

« Avant de changer de métier, j’étais juriste en entreprise, spécialisée dans le droit commercial et droit des contrats. Je ressentais une grande lassitude et je n’avais plus aucun intérêt pour mon métier. J’ai vécu un licenciement économique suite à une liquidation judiciaire en 2012 et depuis, plus aucun poste proposé n’était intéressant. J’avais résolument envie de faire autre chose. Mais finalement, je me rends compte que cette envie était en moi depuis très longtemps », témoigne quant à elle, Olivia, 41 ans, qui définit aujourd’hui sa reconversion comme « la meilleure décision de sa vie ».

Pour acquérir des savoirs

Eh oui, c’est possible. Vous approchez de votre retraite — où l’êtes déjà — et vous avez envie d’apprendre de nouvelles choses… Juste pour le plaisir.

Dans ce cas, c’est tout net : il n’y a pas de limite d’âge. À 60 ans, ou plus, vous pouvez donc par exemple, travailler le programme du bac afin de le passer en candidat libre. De même, vous pouvez retourner sur les bancs de la fac en tant qu’auditeur libre, cette fois : vous serez avec les étudiants de formation initiale et cela vous coûtera entre 40 et 140 euros. 

Il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités vous permettant d’envisager une reprise d’étude alors que vous avez 30 ans passés. Nous vous avons présenté les principales. 

Les différents types de scolarité pour les adultes

Si vous désirez du changement, vous devez savoir que ces dernières années, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour vous permettre de rester épanoui dans votre vie professionnelle. Ainsi, vous pouvez trouver une formation adaptée à votre emploi du temps. 

Étudier par correspondance sans contrainte

La formation par correspondance séduit un public très large. Étudiants, salariés ou encore sans-emplois, les formations à distance s’adaptent à chaque profil et disposent de nombreux avantages. Elles permettent en effet de se former tout en conservant un emploi, en travaillant à son rythme et sans obligation de déplacement dans un institut de formation. 

ÉducatelDistanciaComptaliaEnaco OnlineÉcole Chez SoiEDNB… Il existe aujourd’hui de nombreux organismes de formation à distance qui dispensent des diplômes reconnus par l’État, délivrés par la Fédé ou encore des certifications

Si toutes les formations ne peuvent pas être suivies à distance, de plus en plus d’écoles élargissent leur panel. Ainsi, par correspondance, vous pourrez entamer des études telles que : 

Si le principe de correspondance peut séduire, il faut néanmoins bien être conscient qu’il n’est pas adapté à tout le monde. Cela demande en effet beaucoup de rigueur, d’organisation et une grande motivation.

En recevant les cours chez vous, par voie postale ou par e-learnig, vous pourrez décider de travailler quand vous le souhaitez. Des professeurs restent disponibles et vous pouvez généralement les joindre par mail, par téléphone ou Skype. Selon les matières, différents types d’exercices ou de devoirs vous seront proposés ainsi qu’une correction individualisée

Découvrez la liste des formations à distanceListe complète des formations

Retrouver les bancs de l’école en cours du soir

Pour apprendre un nouveau métieracquérir de nouvelles compétences ou se remettre à niveaules cours du soir proposent aux adultes, salariés ou non, de suivre une formation qui les préparera à un diplôme. Ces cours ont lieu en fin de journée, généralement à partir de 19 h.

Certains cours municipaux d’adultes peuvent être gratuits, il est nécessaire de se renseigner auprès de la mairie. Il est par ailleurs possible de suivre le programme du baccalauréat en cours du soir afin de se présenter à l’examen en candidat libre.  

Il existe également des organismes de référence comme l’AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) qui proposent de nombreuses formations qualifiantes, mais également des conseils en transition professionnelle.

Des personnes sans emploi depuis un certain temps peuvent se voir proposer ce type de formation par le Pôle Emploi afin de se remettre à niveau et faciliter leur réinsertion sur le marché du travail. 

Il existe de nombreuses formations en cours du soir. Parmi elles :

Trouvez la formation qui vous convient… Et lancez-vous !Liste des formations pour adultes

Retrouver le plaisir d’apprendre grâce au PTP

Le Projet de Transition Professionnelle (ex-CIF: Congé individuel de Formation) permet à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de profiter d’un congé lui permettant d’acquérir une nouvelle qualification ou de préparer un diplôme.

Le salarié peut ainsi s’absenter de son poste afin d’effectuer une formation pour se qualifier, connaître une évolution professionnelle ou se reconvertir. Cette période de formation doit être acceptée par l’employeur, mais n’est pas financée par l’entreprise. 

Valider ses acquis par la VAE

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet de valider tout, ou une partie, d’une certification grâce à une expérience professionnelle salariée, non-salariée, bénévole ou volontaire. La VAE est accessible à n’importe quel âge, pour peu que la personne puisse justifier d’au moins trois années d’expérience dans son domaine.

Il s’agit d’un entretien oral où le candidat fait état de ses compétences et connaissances devant un jury. Si ce dernier juge qu’elles équivalent au niveau d’un étudiant en formation initiale prêt à obtenir son diplôme, il valide les acquis. Il peut également ne valider que partiellement les acquis, ou encore ne pas les valider du tout.

La VAE peut être un diplôme, un titre ou encore un certificat de qualification professionnelle. De nombreuses écoles proposent actuellement de décrocher leur diplôme via la validation des acquis. Il est donc possible d’obtenir un BTS, mais il faut avant tout adresser un dossier au DAVA (Dispositif Académique de Validation des Acquis). 

Comment financer sa reprise d’études ?

Le financement de la formation professionnelle est l’une des préoccupations les plus courantes des adultes intéressés par la reprise d’études. Pourtant, il existe de nombreux moyens pour financer sa formation, quel que soit son statut !

La formation financée par CPF

Le compte personnel de formation (CPF) remplace, depuis 2015, le Droit individuel de Formation (DIF). Ce compte personnel est alimenté en heures de formation. Voici quelques détails sur le CPF :

Pour aller plus loin…

Tout savoir sur le CPF

  • Il est utilisable par tous les salariés, tout au long de leur vie active, pour suivre une formation qualifiante
  • Il contient toutes les heures de formations qui ont été acquises par le salarié au cours de sa vie active et jusqu’à son départ à la retraite
  • Il recense également les différentes offres de formations dont le salarié peut bénéficier : qu’elles soient qualifiantes (diplôme ou titre professionnel), qu’elles lui permettent d’acquérir des connaissances de base, ou d’obtenir un accompagnement pour une validation des acquis de l’expérience (VAE)…

Le Projet de Transition Professionnelle (PTP, ex CIF)

Pour bénéficier de ce dispositif de financement, vous devez formuler une demande auprès d’un organisme paritaire agréé par l’État comme le Fongécif ou l’Opacif. Le salarié bénéficiera ainsi de la prise en charge d’au moins 80 % de sa rémunération et d’une prise en charge partielle de sa formation.

Pour pouvoir bénéficier d’un congé de formation, il est nécessaire de justifier d’une activité d’au moins deux ans, dont un an dans l’entreprise actuelle. Les salariés disposeront d’un an pour préparer un diplôme comme un BTS ou un Master, à l’issue duquel ils réintégreront l’entreprise. 

Le Fonds National d’Aide d’Urgence pour aider au financement

Trop âgé pour bénéficier d’une bourse ? Il vous reste le FNAU (Fonds National d’Aide d’Urgence). Aide financière accordée aux étudiants, le Fonds National d’Aide d’Urgence s’adresse aux personnes de moins de 35 ans (sauf en cas de situation de handicap reconnue) dont les ressources sont inférieures au plafond prévu par le barème d’attribution des bourses.

Elle peut prendre la forme d’une aide ponctuelle ou d’une aide annuelle, versée sur 9 mois. La demande devra se faire auprès du Crous. Il est possible de bénéficier d’une aide d’urgence annuelle ou bien d’une aide d’urgence ponctuelle.

Le Pôle Emploi et la région

Pour aller plus loin…

Comment financer
sa formation pour adultes ?

Avant de débuter vos démarches de demande de formation, n’hésitez pas à consulter votre conseiller Pôle Emploi. Il pourra vous aider à valider votre dossier de formation. En effet, une récente étude a démontré l’importance de la formation en matière de retour à l’emploi : 50,8 % des chômeurs ayant suivi une formation prescrite par Pôle Emploi ont retrouvé un emploi au cours des six mois suivants.

Dans certains cas, vous pouvez également faire des demandes de prise en charge des frais de formation auprès d’autres structures : le Conseil Régional, le Conseil Général, la Mairie…

Le financement personnel

Les salariés ne disposant pas d’assez d’heures au titre du DIF ou ne souhaitant pas avoir recourt à un Projet de Transition Professionnelle peuvent également financer leur formation seuls.

Dans ce cas, ils ne sont pas obligés d’en faire part à leur employeur, si celle-ci s’effectue en dehors du temps de travail. Pour ce genre de formation, les cours du soir sont particulièrement adaptés.

Reprendre ses études

Tous les âges sont permis, de même que si vous ne possédez pas beaucoup de diplômes…

Sans le bac

Si la réussite à l’examen du baccalauréat est généralement un passage obligé pour accéder à l’enseignement supérieur, certains établissements acceptent les non-bacheliers. Il est alors possible d’intégrer des cycles courts comme un BTS ou de faire valoir une expérience professionnelle.

Attention tout de même, car ce n’est pas la voie la plus simple. L’une des alternatives sera d’intégrer une formation diplômante qui permet également de se présenter comme candidat libre à l’examen du baccalauréat.

à 30 ans

Très tôt, vous êtes entré sur le marché du travail, mais aujourd’hui vous souhaitez reprendre vos études pour vous orienter vers un métier qui vous plait réellement ? Vous pouvez consulter nos 5 conseils pour mettre toutes les chances de votre côté et reprendre vos études !

Etudiants pour 2020 : Rentrée universitaire: ce qui va changer en 2020

Etudiants pour 2020 : Rentrée universitaire: ce qui va changer en 2020

En fin de semaine dernière en conférence de presse, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé un certain nombre de nouveautés pour la nouvelle rentrée universitaire en cours.

Après Jean-Michel Blanquer il y a un mois, c’était au tour de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de faire sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, vendredi 20 septembre. Une occasion pour la ministre de revenir sur le déroulement de l’édition 2019 de Parcoursup, mais aussi, de donner plus de détails sur les nouveautés qui verront le jour lors de cette année universitaire 2019/2020. Le Figaro revient sur les différents changements qui vont survenir dans les prochains mois.

● Encore plus de formations sur Parcoursup

En janvier 2020, toutes les formations reconnues par l’état seront sur Parcoursup, comme le souhaitait la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE). De très nombreux établissements, tels que Sciences Po Paris, les IEP de région, l’université Paris Dauphine, toutes les écoles de commerce post-bac, les écoles de formation des métiers de la culture, les instituts de formation aux professions paramédicales, les écoles supérieures de cuisine, mais également de nouvelles formations en apprentissage, rejoindront cette année la plateforme d’orientation. Certaines de ces formations avaient obtenu une dérogation du ministère pour ne pas entrer sur la plateforme en 2019 et ainsi mieux préparer leur arrivée.

» LIRE AUSSI – Parcoursup: 1175 candidats sans affectation à l’issue de la procédure selon Frédérique Vidal

En 2019, 14 742 formations étaient présentes sur la plateforme. Cette année, plus de 600 nouveaux cursus vont à leur tour faire leur entrée sur le portail. Un bon moyen pour le ministère de l’Enseignement supérieur d’offrir aux candidats une meilleure visibilité sur toutes les formations existantes.

● Une meilleure visibilité sur la qualité des formations

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Pour que les candidats puissent faire la différence entre les formations reconnues par l’état et les autres, le ministère entend mettre en place «une signalétique» spécifique sur Parcoursup. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Frédérique Vidal a déclaré qu’à partir de cette année, un «label spécifique comportant la mention du contrôle de l’État» allait être prévu pour chaque type de formation.

Une adresse mail générique «controle.formation@ac-[academie].fr» va d’ailleurs être créée dans chaque rectorat afin de permettre aux étudiants et aux familles de se renseigner sur le degré de la reconnaissance de l’État dans les différentes formations dispensées. Cette adresse mail permettra également aux candidats de signaler les possibles irrégularités d’établissements privés en les dénonçant en cas de «publicité mensongère», de «non respect des obligations contractuelles», etc…

● Un accompagnement pour les personnes en reprise d’études

En 2019, près de 110 000 candidats en reprise d’études se sont inscrits sur Parcoursup. Des personnes ayant des profils très variés. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, «avec le concours du ministère du Travail, ces candidats ont pu être accompagnés par les régions, l’Apec (association pour l’emploi des cadres) et les missions locales pour construire un parcours adapté à leur profil et à leurs attentes».

Afin de mieux s’occuper de ce public en 2020, le ministère a annoncé l’ouverture d’un nouveau dispositif: ParcoursPlus. «L’objectif est de pouvoir à la fois mieux prendre en compte ces candidats qui ont trouvé la plateforme attractive et leur permettre d’accéder à des formations et services présents sur ou hors de Parcoursup, mieux adaptés à leurs profils et expériences», précise le ministère dans son dossier de presse. Ce dispositif sera mis en place dès janvier 2020 avec France Compétences pour l’accès au conseil en évolution professionnelle (CEP).

● Un test de certification en langue anglaise obligatoire

Plus de 400 000 jeunes seront concernés par cette nouveauté: dès 2020, certains étudiants seront obligés de passer un test de certification en langue anglaise. Cette mesure, qui se déploiera progressivement sur trois ans, va concerner dans un premier temps les étudiants inscrits dans des formations qui préparent aux métiers liés au commerce extérieur ou ayant une dimension internationale.

Seront donc concernés les jeunes en licence de langues étrangères, en DUT «commerce international» ou «communication», en licence professionnelle «commerce international» et en BTS «commerce international» et «spécialités industrielles à l’exportation». En 2022-2023, elle s’appliquera à l’ensemble des étudiants de France.

● L’arrivée des «campus connectés»

Autre nouveauté de la rentrée 2019: l’arrivée de ce que la ministre de l’Enseignement supérieur a appelé les «campus connectés». Ces campus sont des lieux d’études où les jeunes qui vivent dans des villes éloignées des grands centres universitaires pourront suivre, près de chez eux, des formations à distance dans l’enseignement supérieur en bénéficiant d’un tutorat individuel et collectif.

Dès cette année, 300 étudiants sont accueillis dans 13 campus connectés, dans différents lieux de France (Saint-Brieuc, Redon, Bar-le-Duc, Montereau-Fault-Yonne, Chaumont, Autun, Nevers, Lons-le-Saunier, Privas, Cahors, Le Vigan, Saint-Raphaël et Carcassonne).

À la rentrée 2022, 100 lieux labellisés «campus connectés» devraient voir le jour, avec également, la création de nouveaux parcours de formations à distance.

Rentrée décalée : mode d’emploi pour se réorienter dès janvier

Rentrée décalée : mode d’emploi pour se réorienter dès janvier

De janvier à mars, de nombreuses écoles réouvrent leur portes pour accueillir les réorientation en cours d’année.

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De plus en plus d’écoles et d’universités proposent des rentrées décalées entre janvier et mars pour les élèves qui veulent se réorienter sans perdre toute leur année. Une tendance lourde, et pourtant peu connue du grand public : les rentrées décalées, ou secondes rentrées, offertes aujourd’hui par de nombreux établissements d’enseignement supérieur de toutes natures : universités et IUT, grandes écoles, écoles spécialisées, etc.

Nouvelle année, nouvelle vie. Après un premier trimestre à cirer sans conviction les bancs de la fac ou d’une prépa, certains étudiants ont pris une bonne et radicale résolution : tout reprendre de zéro. Quasi impossible il y a quelques années, la réorientation en cours d’année est désormais une réalité, portée par des universités et des écoles prêtes à admettre le droit à l’erreur.

Trouver sa filière en cours d’année reste « un parcours du combattant », estime-t-on au centre d’information et d’orientation (CIO) de Paris. Voici le mode d’emploi !

Où s’inscrire ?

Pour les universités « Il faut se renseigner fac par fac, car toutes ne proposent pas de passerelles, les procédures d’inscription sont assez compliquées et il y a des délais à respecter », prévient le CIO.
Pour les écoles, il en existe plus d’une soixantaine… à contacter aussi au cas par cas.
Consultez une liste ici d’écoles concernées

Quand faire la démarche ?

Le plus tôt possible, car certains établissements ouvrent les orientation à partir de fin novembre… et les places sont limitées. En janvier ou février il faut faire vite : dans la plupart des cursus, les dossiers doivent être déposés au plus tard avant la fin du mois de janvier . A l’IUT de Lyon, par exemple, les élèves ont jusqu’à mi janvier pour présenter leur candidature en DUT informatique, pour une rentrée le 1er février. A la Sorbonne-Nouvelle, la date butoir est fixée mi janvier… Du côté du privé, de plus en plus de rentrées décalées sont proposées par les écoles spécialisées d’informatique ou d’art, ainsi que dans des écoles de management comme l’INSEEC ou l’Ipag.

Combien de temps durera mon cursus ?

Dans certains cas, notamment les BTS des lycées publics, les élèves devront mettre les bouchées doubles. Ils auront un an et demi, au lieu de deux, pour préparer leur concours. Certaines écoles aménagent l’emploi du temps pour rattraper les cours manqués pendant l’été. A l’université, c’est à l’étudiant de rattraper, comme il l’entend, les cours auxquels il n’a pas assisté.

Changer de filière… ou pas ?

L’université de Cergy-Pontoise, pour sa part, a mis en place un processus en plusieurs phases pour répondre aux besoins des étudiants décrocheurs. « Le réseau d’acteurs de l’accompagnement en première année est chargé de les repérer, les écouter et apporter des éléments de réponse, expose Sabine Lepez, vice-présidente en charge de l’orientation. Nous procédons ensuite à l’analyse de leur profil, avant de leur proposer une solution. »
Béatrice Langlois, conseillère d’orientation-psychologue au CIO Médiacom, livre plusieurs recommandations : « Il est essentiel de prendre le temps de réfléchir, il ne s’agit pas de changer de filière sur un coup de tête. L’étudiant devra ensuite réfléchir à son projet, car bien souvent les candidatures impliquent une lettre de motivation. L’important est aussi de ne pas vivre cette situation comme un échec : on peut se tromper et rebondir différemment. » Béatrice Langlois conseille également de solliciter les personnes ressources, par exemple les étudiants tuteurs et les enseignants référents à l’université, ou le CPE dans le cas d’un BTS. « Des structures spécialisées sont à la disposition des jeunes, comme les CIO en dehors de l’université, ou encore les services communs universitaires d’information et d’orientation (SCUIO), complète-t-elle.

Et si je ne trouve pas de solution ?

Ceux qui n’ont pas d’idée précise pour leur poursuite d’études ou ceux qui ne trouvent pas de place peuvent aussi se tourner vers d’autres projets, hors du monde scolaire : du volontariat dans des associations ou un voyage à l’étranger pour parfaire une langue étrangère. Une autre manière de mûrir son projet, sans perdre son temps, en attendant septembre et une nouvelle rentrée des classes.

Un parcours exigeant

Vous souhaitez ne pas perdre un an… encore faut-il être prêt pour une aventure exigeante ! Bien souvent, vous devrez réaliser en un semestre ce que les autres effectuent en un an. Une forte motivation est donc indispensable. Certaines écoles comme celles du Groupe ICS (ICD, ESAM, ISCPA…) proposent un encadrement et un suivi personnalisé pour les étudiants concernés. Tout au long du programme, un tuteur les accompagne dans leur choix d’école pour suivre le rythme particulièrement soutenu.

Étudiant·e·s, êtes-vous bien inscrit·e·s sur les listes électorales ?

Étudiant·e·s, êtes-vous bien inscrit·e·s sur les listes électorales ?

Afin de pouvoir voter aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020, vous devez vérifier si vous êtes bien inscrit·e sur les listes électorales.Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales à tout moment. Cependant, pour voter aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la date limite pour vous inscrire est le vendredi 7 février 2020 !

Étudiant·e·s, dans quelle commune vous inscrire ?

Pour vérifier si vous êtes inscrit·e sur la liste d’une commune, vous pouvez consulter le site service-public.fr (rubrique : Interroger sa situation électorale).Vérifiez si vous êtes inscrit·e et recherchez votre bureau de vote

Si vous n’êtes pas inscrit·e :

  • vous pouvez vous inscrire dans la commune où vous habitez ; si vous avez emménagé dans une nouvelle commune pour faire vos études, vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales de cette commune ;
  • vous avez également la possibilité de vous inscrire dans la commune où vivent vos parents si vous avez moins de 26 ans.

Quand pouvez-vous vous inscrire ?

Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales à tout moment. Mais attention, si vous souhaitez voter aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la date limite pour vous inscrire est le vendredi 7 février 2020.

Dans tous les cas, n’attendez pas et vérifiez dès maintenant si vous êtes bien inscrit·e sur les listes électorales !

Comment vous inscrire ?

Pour vous inscrire, vous pouvez :

  • soit déposer une demande auprès de votre commune de résidence au guichet ou par courrier ;
  • soit vous inscrire en ligne sur le site service-public.fr, si vous souhaitez vous inscrire sur les listes électorales parisiennes, toutes les mairies d’arrondissement vous accueilleront pour effectuer cette démarche, quel que soit votre arrondissement de domicile.

Quels documents sont nécessaires pour faire une demande d’inscription ?

Que vous vous inscriviez par internet, au guichet de votre mairie ou par courrier, les documents à fournir sont les mêmes. Assurez-vous que votre dossier est complet !

Votre identité

Vous devez fournir une copie de votre carte d’identité ou passeport. Si votre pièce d’identité a expiré, elle ne doit pas avoir expiré depuis plus de 5 ans. Attention, si vous êtes originaire d’un autre pays membre de l’Union européenne que la France, votre pièce d’identité doit être en cours de validité.

Votre adresse

Les documents à fournir dépendent de votre situation. Suivez le guide !

VOTRE SITUATIONDOCUMENTS À FOURNIR
Vous louez un appartement, seul·e ou en colocation ?Vous devez produire un justificatif de domicile à votre nom et prénom, datant de moins de 3 mois.

Ce justificatif peut être :
– une quittance de loyer (non manuscrite)
– une attestation ou une facture d’électricité, gaz ou eau
– une facture de téléphone fixe ou internet
– un bulletin de salaire

Attention ! Les factures de téléphone mobile ne sont pas acceptées.
Vous habitez chez un·e proche, un·e ami·e?Dans ce cas, vous n’êtes pas en mesure de fournir un justificatif de domicile à votre nom et prénom.

Vous devez :

– demander à la personne qui vous héberge d’établir une lettre datant de moins de 3 mois, qu’elle signe et qui certifie que vous habitez chez elle

– demander à cette personne de vous communiquer une copie de sa pièce d’identité

– fournir tout document récent indiquant votre nom et prénom et l’adresse de la personne qui vous héberge (bulletin de salaire, courrier émanant d’une administration, etc.)
Vous vivez chez vos parents et vous avez moins de 26 ans ?Vous devez fournir :

– un justificatif de domicile de moins de 3 mois attestant du domicile de vos parents

– une copie du livret de famille ou un acte de naissance avec indication de la filiation
Vous logez en résidence étudiante ou universitaire ?Vous devez demander à l’organisme gérant cette résidence de vous fournir une attestation confirmant que vous y habitez depuis 6 mois au moins.

L’attestation doit dater de moins de 3 mois au moment du dépôt de votre demande d’inscription
QUELS SONT LES 12 OPÉRATEURS DE TROTTINETTES ÉLECTRIQUES EN LIBRE-SERVICE DE LA CAPITALE ?

QUELS SONT LES 12 OPÉRATEURS DE TROTTINETTES ÉLECTRIQUES EN LIBRE-SERVICE DE LA CAPITALE ?

De plus en plus présentes dans l’espace public parisien, les trottinettes sont le nouveau moyen de transport plebiscité par la jeune génération et tous ceux qui souhaitent délaisser la voiture. Mais quels sont les douze opérateurs qui disposent leurs trottinettes dans Paris ?

Arrivées un an après les scooters électriques en libre-service, les trottinettes – elles aussi électriques et en «free floating» – ont su conquérir le paysage urbain. Il y a d’abord eu Lime en juin 2018, puis Bird quelques semaines plus tard et Bolt, à la rentrée de la même année, suivie de Wind. Fin 2018, Tier a fait leur apparition sur les trottoirs parisiens.

Enfin, en 2019, les trottinettes FlashHiveVoi et Dott sont arrivées coup sur coup, avant les petites dernières Jump et Ufo, déployées au printemps 2019. Plus récemment encore, l’athlète jamaïcain Usain Bolt, représentant de la trottinnette Bolt, a lancé à son modèle à Paris (attention à ne pas confondre avec l’autre trottinette du même nom).

Des questions se posent alors. Est-ce que tous ces services se valent ? Quelles sont les ressemblances et les différences entre les opérateurs ? Voici un comparatif de l’ensemble des services de location de trottinettes disponibles à Paris.

 LIME

Première arrivée sur le marché parisien, la trottinette Lime est Américaine. Grande et élancée, cette patinette motorisée peut aller à une vitesse maximale de 24 km/h, pour une autonomie de 50 km et est accessible dès 18 ans.

Côté prix, il faut débourser un euro de «prise en charge», puis 15 centimes la minute. Mais attention, pour payer, il faut s’acquitter d’un coupon de 10, 20, ou 50 euros. Ainsi, il faudra compter 3,25 euros pour une course de 15 minutes et 5,5 euros pour une course de 30 minutes.

Pour l’emprunter, le système est classique. Après avoir téléchargé l’application et alimenté le compte d’au moins 10 euros, il faut d’abord localiser une trottinette Lime sur la carte, la trouver, puis scanner le code barre (QR code) qui se trouve sur le guidon, afin de la débloquer. Pour le rendre, il suffit de la garer (là où elle dérange le moins) puis finir la course sur l’application.

 BIRD

La trottinette Bird a fait son apparition en plein été, à Paris. Egalement Américaine, elle est néanmoins bien moins imposante que la version de Lime. Son modèle – la Xiaomi M365 – est d’ailleurs commercialisé (autour de 400 euros) pour les particuliers.

Pour l’emprunter, il faut être âgé d’au moins 18 ans et posséder un permis de conduire valide. Sur l’application, il est également souligné que seul «un seul conducteur est autorisé par trottinette». Concernant la vitesse, Bird peut – tout comme son concurrent – aller jusqu’à 24 km/h.

Côté prix, Bird pratique la même tarification que Lime, sauf qu’il n’est pas nécessaire de payer à l’avance. Donc l’utilisateur ne paie que ce qu’il «consomme», soit un euro de «prise en charge», puis 25 centimes la minute (un tarif qu’il a augmenté au printemps 2019). Soit 4,75 euros pour 15 minutes, 8,5 euros pour 30 minutes.

 BOLT

Arrivée à l’été 2019, la trottinette Bolt est commercialisée par la plateforme de VTC Txfy. Pour l’utiliser, il faut déjà télécharger l’application dédiée à cette plateforme. Et grande nouveauté, sur cette application, il est possible de se réserver la trottinette Bolt pendant trois minutes, le temps de la rejoindre (beaucoup moins que les 10 minutes de Cityscoot, mais bien pratique quand même).

Comme les autres trottinettes, elle est censée rouler à 25 km/h maximum, mais dans les faits, cette vitesse est rarement atteinte. Mais contrairement aux autres, déjà bien installées dans d’autres villes du monde, Bolt se déploie à Paris comme un nouveau service en «expérimentation».

Côté prix, la tarification de la trottinette Bolt est alignée sur celle de Lime et Bird, c’est-à-dire un euro «pour la prise en charge», puis 15 centimes la minute (3,25 euros pour 15 minutes, 5,5 euros pour 30 minutes).

SUR LE MÊME SUJETTRANSPORTParis : les trottinettes inquiètent

 WIND

Assez discrète pour l’instant, la trottinette Wind a commencé à être déployée à Paris cet été. Déployée aux Etats-Unis et dans d’autres villes européennes et française comme Bordeaux, celle-ci fonctionne via une application dédiée aux mobilités, sur laquelle les usagers peuvent emprunter soit un vélo en libre-service, soit une trottinette électrique également en libre-service.

Fin octobre, ce service ne semblait pas encore parfaitement implanté dans les rues de la capitale, puisque seuls quelques arrondissements de l’hyper-centre était couvert par l’application. Et il faut faire très attention à ne pas quitter cette zone, car si la location prend fin hors de celle-ci, 100 euros sont prélevés directement sur le compte. Difficile donc d’imaginer être un utilisateur quotidien si l’on ne peut pas sortir de cette zone confinée.

Du côté des prix, peu de changement : il faut également compter 1 euro pour la «prise en charge», pour les 20 premières minutes, puis 15 centimes la minute. Par contre, il faut faire attention à bien rendre la trottinette dans la zone autorisée.

 TIER

Après Voi, voici Tier. Une nouvelle trottinette électrique arrivée à Paris, à la fin du mois de décembre. Repérées dans le centre-ville de Paris, elles sont nombreuses à être disponibles dans le quartier des Halles et autour des musées parisiens.

Impossible de connaître leur nombre exact, tant les sociétés (souvent américaines ou chinoises) communiquent peu. Egalement disponible à Lisbonne (Portugal), Vienne (Autriche) et Malaga (Espagne), la trottinette Tier au design vert et noir ne présente pas de nouveauté, ni de gadget supplémentaire par rapport aux concurrents.

Et comme d’habitude pour l’emprunter, il suffit de télécharger l’application. Ensuite, pas de surprise côté prix : il faut compter 1 euro de «prise en charge», puis il faut débourser 15 centimes la minute.

 FLASH DEVIENT «CIRC»

Déjà déployée à Madrid (Espagne), Lisbonne (Portugal) et Zurich (Suisse), la trottinette Flash a fait son arrivée à Paris en février. A sa tête, Stéphane MacMillan, l’ancien directeur du service de livraison Foodora en France, a assuré vouloir «être un acteur de poids, pas un acteur de plus».

Dès les 16 et 17 février, près de 500 trottinettes seront disposées dans les 5e et 6e arrondissements de Paris. A terme, plusieurs milliers d’entre elles devront être déployées dans la capitale, mais «pas trop», afin de «ne pas déranger l’espace public».

Aucune nouveauté côté pratique, il faut télécharger l’application, avant de pouvoir localiser les trottinettes disponibles, scanner le QR code pour la dévérouiller. Enfin, pas de surprise non plus côté prix : comme pour ses concurrents, il faut compter 1 euro de «prise en charge», puis 15 centimes la minute.

Le 4 juin, l’opérateur de trottinettes électriques en free-floating «flash»  a annoncé qu’il changeait de nom et devenait «circ». «Flash transforme sa marque, en vue de l’ouverture de son service dans de nouveaux pays, dont l’Allemagne cette semaine», a ainsi fait savoir celui-ci.

 HIVE

Après un déploiement récent à Lisbonne (Portugal) et à Athènes (Grèce), ce sont 800 trottinettes de la marque Hive – utilisables 24h/24 – qui débarquent à Paris, jeudi 7 mars. Née d’un partenariat entre BMW et Daimler, cette nouvelle trottinette électrique en free-floating – de 20 km d’autonomie et de 24 km/h de vitesse maximum – se veut plus écologique et sécuritaire.

D’ici à un mois, 1.000 trottinettes seront déployées sur l’intégralité du territoire parisien. Pour les emprunter, l’application est déjà disponible et le système est classique. Pour les recharger, par contre, le groupe va faire appel à une entreprise externe qui viendra récupérer les trottinettes, puis les déposera directement chez Hive. Là, en plus d’être rechargées, elles seront intégralement contrôlees et leurs «organes» de sécurité vérifiés. 

Côte prix, Hive s’est calé avec ceux de ses concurrents : 1 euro pour la débloquer, puis 15 centimes la minute. Pas besoin néanmoins de s’acquitter d’une somme minimum à l’avance, l’utilisateur est débité à chaque course.

 VOI

Rien n’arrête l’expansion des trottinettes électriques à Paris, alors que – en toute discrétion – de nouveaux modèles font leur apparition dans les rues de la capitale. C’est le cas de Voi, la nouvelle trottinette rose et noire déployée à Paris au mois de mars 2019.

Pour le design, Voi est un modèle classique de trottinette électrique à deux-roues, muni d’un garde-boue, d’une mini lumière à l’avant et d’une sonnette. A l’instar de ses concurrents, l’application est nécessaire pour la reprérer dans l’espace public parisien, puis il faut scanner le QR code à l’aide son téléphone.

Côté prix, rien de bien différent puisque tous les opérateurs ont calqué leur prix les uns sur les autres. Pour emprunter ce petit engin à deux-roues, il faut donc compter 1 euro pour le «débloquer» (les fameux frais de «prise en charge»), puis il faut débourser 15 centimes la minute.

 DOTT

Développée par deux pros du secteur, anciens du groupe Ofo qui a développe un vélo en libre-service, la trottinette Dott a fait son apparition dans les rues de Paris, en ce début de printemps, après un lancement à Bruxelles (Belgique). Lancée mi-mars à la Station F, il était d’abord question d’en déployer une centaine autour de la Halle Freyssinet, avant d’élargir son périmètre d’action.

Et grande nouveauté côté Dott, le groupe a mis au point sa propre trottinette, conçue pour un usage intensif, et ce, alors la quasi-totalité des autres opérateurs ont opté pour les modèles Segway. Ses concepteurs vantent ainsi une «meilleure tenue de route, double système de freinage, vitesse limitée à 20 km/h et meilleure stabilité grâce à un plateau plus large».

Leur fonctionnement est similaire aux autres. Idem pour le prix, comme à Bruxelles, le groupe s’est aligné sur ses concurrents avec 1 euro pour le déverouillage puis 15 centimes la minute. Chargée, la trottinette pourra faire plus ou moins 35 km, en fonction du trafic et des conditions météorologiques.

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 JUMP

Début avril 2019, 500 trottinettes Jump ont été déployées dans Paris intra-muros par Uber qui se lance dans la bataille du free floating dans la capitale. Le groupe américain a également déployé 500 vélos électriques, «avant un déploiement progressif dans les prochaines semaines».

Disopnibles directenement sur l’application Uber, ces deux-roues électriques seront accessibles – à l’instar de ses concurents – moyennant 15 centimes la minute, plus 1 euro afin de «débloquer» la location. Soit 2,50 euros les 10 minutes, ou 5,50 euros la demi-heure.

A l’occasion de son lancement, le groupe a annoncé que les «frais de déverrouillage» étaient offerts pendant trois semaines.

 UFO

C’est le dernier opérateur de trottinettes en free-floating en date à faire son arrivée à Paris. Début avril 2019, Ufo – qui dépend de la marque automobile Seat – s’est donc installé en toute discrétion, disposant des deux-roues près des grands monuments parisiens.

Côté design, le style des trottinettes Ufo est assez minimaliste, noire et verte, avec une sonnette mais sans aucune lumière. Elles sont disponibles via l’application UfoScooters, où elles peuvent être louées dès 1 euro, puis 15 centimes la minute. 

 BOLT DEVIENT «B MOBILITY»

Déployée mi-mai à Paris, la trottinette Bolt (by Usain Bolt) a très récemment changé de nom en «B Mobility» pour ne plus être confondue avec celles, noires et vertes, de la société Txify, présentes dans la capitale depuis près d’un an.

La flotte de l’entreprise B Mobility sera consituée de trois modèles à débloquer avec l’application du smartphone : «Original», «One» et «Chariot», dont la dernière arbore un look futuriste. Ces nouveaux engins présentent la particularité d’avoir des batteries amovibles, ce qui est censé faciliter la logistique et améliorer leur durée de vie, selon la société.

Côté prix, B Mobility affiche un tarif de 1 euro pour débloquer le service, puis 15 centimes par minute. Un tarif déjà pratiqué par l’ensemble des concurrents parisiens, excepté pour la trottinette Bird. La société prévoit de se déployer sur l’ensemble de la région parisienne. 

Une Maison des étudiants francophones à Paris dès 2020

Une Maison des étudiants francophones à Paris dès 2020

En 2020, une nouvelle maison de la Cité universitaire internationale de Paris accueillera les étudiants étrangers francophones.

Pour la Journée internationale de la Francophonie, la ministre Frédérique Vidal et le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne ont participé à la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison des étudiants francophones, le 20 mars 2019. L’objectif est d’attirer davantage d’étudiants étrangers francophones sur le sol français.

UN BÂTIMENT POUR ACCUEILLIR LES ÉTUDIANTS FRANCOPHONES ÉTRANGERS

Prévue pour la rentrée 2020, la future Maison des étudiants francophones accueillera 300 étudiants, dont 150 issus de l’espace francophone, en particulier des pays africains.

Renforcer la coopération universitaire et scientifique avec les pays parlant le français et augmenter le nombre de logements dédiés aux étudiants et aux chercheurs francophones à Paris, tels sont les objectifs de cette nouvelle infrastucture.

Avec cette nouvelles offre, la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) souhaite proposer tous les avantages d’un hébergement au sein d’un campus international : des logements confortables et peu chers, à proximité du centre de la capitale française, ainsi que des services d’accueil dédiés, une vie de campus et une offre sportive et culturelle diversifiée.

Créée dans les années 1920, la CIUP accueille chaque année 12 000 étudiants et chercheurs issus de 127 nationalités différentes. Partenaires de la fondation, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le ministère de la Culture contribuent activement à son développement à travers le projet “Cité 2025”, qui prévoit notamment la construction de 10 nouvelles maisons, soit 1 800 logements d’ici à 6 ans.

FAIRE DE LA FRANCE UN VÉRITABLE PAYS D’ACCUEIL POUR LES ÉTUDIANTS EN MOBILITÉ

Actuellement, la France accuse un retard par rapport à d’autres pays concernant les politiques d’accueil des étudiants étrangers : procédures administratives complexes, difficultés à obtenir des aides sociales des Crous et de la Caf, absence d’un véritable programme d’accueil uniformisé… À terme, ce déficit d’accueil crée un sentiment d’isolement chez les étudiants en mobilité internationale, notamment chez ceux qui ne parlent pas le français.

Pour y remédier, le Gouvernement a lancé un appel à projets doté de 5 millions d’euros afin d’améliorer les conditions d’accueil des étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur français.

Par ailleurs, 5 millions d’euros ont été engagés par les pouvoirs publics pour financer un bureau d’accueil des étudiants internationaux dans chaque université à la rentrée 2019.

Enfin, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères mobilise 5 millions d’euros sur l’année 2019 pour promouvoir l’enseignement supérieur français en Afrique. Avec cette action, le Gouvernement vise à renforcer les liens entre pays francophones et faire du français un atout dans la mondialisation.

“BIENVENUE EN FRANCE” : UNE STRATÉGIE POUR RENFORCER L’ATTRACTIVITÉ FRANÇAISE À L’INTERNATIONAL

Quatrième pays d’accueil des étudiants internationaux au monde (après les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie), la France est le premier pays d’accueil non-anglophone.

Malgré de nombreux atouts (établissements prestigieux, qualité de la formation, excellence scientifique, rayonnement culturel, histoire prestigieuse, qualité de vie), le nombre d’étudiants en mobilité progresse beaucoup moins vite qu’en Allemagne, Russie, Chine ou au Canada. La raison : ces États ont développé des stratégies d’attractivité offensives pour attirer davantage d’étudiants.

La Cité internationale universitaire est le lieu emblématique de la stratégie nationale d’attractivité “Bienvenue en France“, avec la création et la rénovation de logements étudiants de grande qualité, ainsi que l’accueil et l’accompagnement pour l’ensemble de leurs démarches des étudiants en mobilité dans notre pays.

En novembre 2018, le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté la stratégie “Bienvenue en France – Choose France”. Celle-ci cherche à rendre le pays plus attractif auprès des étudiants internationaux, et à renforcer le rayonnement de l’enseignement supérieur français à l’étranger.

Avec cette stratégie, la France se fixe comme objectifs d’accueillir 500 000 étudiants, contre 324 000 actuellement, et d’encourager le départ à l’étranger des étudiants Français d’ici à  2027.

Pour la Sorbonne, trois Heures de Transport chaque jour

Pour la Sorbonne, trois Heures de Transport chaque jour

Bastien, 19 ans, étudiant en licence de géographie à Sorbonne Université, a été « navetteur ». Il raconte son année universitaire faite de compromis et de vie sociale restreinte.

Bastien étudie sur le campus de Clignancourt, au nord de Paris. C’est l’un des sites de Sorbonne Université Vincent Bourdon .

« J’ai habité toute ma vie à Athis-Mons, dans l’Essonne, une ville qu’on dit cité-dortoir au sud de Paris. Après mon bac S, je me suis inscrit à la rentrée 2018 en licence de géographie à Sorbonne Université. Mon campus se situe porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement de Paris, à une heure trente de transport en commun depuis mon domicile. Soit trois heures de transport par jour. Pendant un an, chaque matin, j’ai pris un bus jusqu’à la gare de Juvisy, puis le RER C jusqu’à Saint-Michel, puis la ligne 4 du métro. Comme mes parents, je suis devenu “navetteur”.

J’avais la possibilité d’étudier plus près, à Paris-I, sur le site Pierre-Mendès-France, à quarante-cinq minutes de chez moi. Ou encore aux Grands Moulins de l’université Paris-VII, dans le 13arrondissement. Mais j’ai choisi Sorbonne Université pour sa renommée, sa bonne place dans les classements et l’accueil que j’ai pu avoir lors des portes ouvertes.

La question des transports est une problématique familiale. Mon père, qui est acheteur informatique, travaille à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, à une heure quinze de transport depuis notre domicile. Ma mère, infirmière, travaille au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne. Elle conduit au minimum une heure trente par jour. J’ai rarement vu mon père rentrer avant 20 h 30. Les grèves, les perturbations sont des sujets de discussion récurrents chez nous.

« A cause des transports, j’ai refusé des soirées, et il était tentant de sécher les journées où je n’avais que deux heures de cours. Habiter en banlieue limite aussi les offres de job en fin de journée. »

La question d’avoir une chambre dans Paris ne s’est même pas posée. Je ne rentrais pas dans les critères pour accéder à une bourse ou à un logement du Crous, et mes parents ne pouvaient pas me financer un studio.

Ce temps de transport a affecté ma vie étudiante. J’ai refusé de me rendre à de nombreuses soirées parce que le dernier RER C passe à 23 heures à cause des travaux de maintenance. Il était tentant de sécher les journées où je n’avais que deux heures de cours et de les récupérer ensuite par des amis parisiens. Habiter en banlieue limite les offres de job en fin de journée, car les employeurs savent que les banlieusards ne souhaitent pas rentrer tard à cause des trajets de retour.

Grâce aux cours de géographie, j’ai compris que tout cela faisait partie des discriminations sociospatiales. L’étudiant qui habite à Paris peut se déplacer à vélo, en Noctilien toute la nuit. Nous, les navetteurs, on est toujours en train de calculer notre temps de trajet de retour grâce aux applications, aux alertes, etc. Beaucoup de Parisiennes et Parisiens ignorent totalement le fonctionnement du RER et ses contraintes.

Les incidents dans les transports peuvent nous faire rater le début de certains cours même si, étant inscrit en géographie, mes profs se montraient compréhensifs : les navetteurs constituent l’un des sujets largement abordés en géographie urbaine. Avec l’arrivée du Grand Paris Express, j’ai espoir que l’étudiant de demain pourra se déplacer plus facilement, surtout de banlieue à banlieue, mais aussi la nuit. Car, on ne va pas se mentir, un étudiant, ça fait souvent la fête, et quand il n’y a pas de service en dehors de ceux intra-muros les vendredis ou samedis soir, là encore il y a une discrimination.

Cet été, j’ai réussi à décrocher un CDD au service relation client grandes lignes de la SNCF, ce qui m’a permis de voir l’envers du décor des transports de masse. Et, depuis cette rentrée, j’ai eu l’opportunité de louer une chambre chez la mère d’un ami qui habite dans le 18e arrondissement et j’ai réussi à me faire embaucher comme bibliothécaire à l’université pour payer ce loyer. Je suis désormais à dix minutes en Vélib’de la fac. »

CHANGEMENT DE STATUT ETUDIANT ETRANGER A SALARIE

CHANGEMENT DE STATUT ETUDIANT ETRANGER A SALARIE

Vous êtes étudiant étranger (ressortissant non-UE)  titulaire d’un titre de séjour « étudiant » et souhaitez changer de statut vers « salarié » (ou « travailleur temporaire »).

La demande de changement de statut doit être déposée auprès de la préfecture de votre lieu de résidence.

La demande de changement de statut d’étudiant à salarié implique obligatoirement de solliciter une autorisation de travail.

Il ne sera pas traité ici le cas des étudiants titulaires d’un master ou équivalent qui bénéficient d’une procédure plus favorable. La situation de ces étudiants fera l’objet d’un article distinct.

Le présent article vise les étrangers étudiants, titulaires d’un titre de séjour  « étudiant » en cours de validité et qui, sans avoir obtenu un diplôme de master ou équivalent ou autres diplômes permettant d’obtenir une APS, souhaitent changer de statut vers « salarié »

La procédure de changement de statut d’étudiant à salarié implique nécessairement d’avoir le soutien d’un employeur.

L’étudiant étranger souhaitant changer de statut vers salarié devra donc déposer en préfecture la demande d’autorisation de travail signée par cet employeur.

Il peut s’agir d’un employeur pour lequel l’étudiant étranger travaille déjà ou bien d’un potentiel employeur, pour lequel il n’a jamais travaillé.

Il faut savoir que l’acceptation du changement de statut d’étudiant à salarié n’est pas de droit, n’est pas automatique.

Le préfet, l’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation en la matière.

Également, le dossier de demande de changement de statut d’étudiant à salarié est transmis par la préfecture au service de la main d’œuvre étrangère à la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi)

C’est la DIRECCTE qui sera donc chargée de donner son avis sur la demande d’autorisation de travail en fonction de plusieurs critères notamment la cohérence entre le parcours de l’étudiant étranger et le poste qui lui est proposé.

Si l’avis de la DIRECCTE est négatif le changement de statut sera refusé par la préfecture.

Dans cette hypothèse l’étranger se verra notifier par la DIRECCTE la décision de refus de délivrance de l’autorisation de travail et par la préfecture la décision de refus de titre de séjour assortie généralement d’une obligation de quitter le territoire français (oqtf)

Il convient donc avant de déposer un dossier de changement de statut d’étudiant à salarié en préfecture de le préparer solidement.

Si le changement de statut d’étudiant à salarié est refusé, avec ou sans oqtf,  il est possible de contester cette décision.

En cas d’acceptation de la demande de changement de statut le service main-d’œuvre étrangère auprès de la DIRECCTE transmet deux exemplaires du contrat visé favorablement à l’Ofii, l’engagement de paiement de la redevance correspondant à la nature de l’autorisation de travail délivrée et avise les services préfectoraux de sa décision.

Afin de respecter les dispositions de la loi du 20 novembre 2007 qui permettent au salarié de travailler dès lors que l’administration a donné un avis favorable, une copie de ce contrat est également adressée au ressortissant étranger.

Depuis une instruction ministérielle du 12 mars 2015, les salariés étrangers ayant obtenu un avis favorable à leur changement de statut ne sont plus soumis à la visite médicale. Toutefois, les dossiers continuent à être transmis à l’Ofii dans le cadre du contrat d’accueil et d’orientation et de la visite d’accueil

La visite médicale doit avoir lieu dans les trois mois suivant l’avis favorable de la Direccte. A défaut, l’autorisation de travail pourra être retirée.

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