Auteur : AEF

Est-il vrai qu’un étudiant peut perdre sa bourse s’il triple une année ?

Est-il vrai qu’un étudiant peut perdre sa bourse s’il triple une année ?

Le jeune homme qui s’est immolé devant un bâtiment du Crous de Lyon, vendredi, expliquait notamment dans un message avoir perdu sa bourse après avoir triplé sa deuxième année de licence.

Vous nous posez cette question alors que plusieurs mobilisations contre la précarité étudiante ont eu lieu en réaction à la tentative de suicide par immolation d’un étudiant de 22 ans, vendredi devant un bâtiment du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) à Lyon. Dans un message publié sur Facebook, le jeune homme inscrit en sciences sociales à l’université Lyon-II explique avoir visé un «lieu politique» pour dénoncer la paupérisation des étudiants. Sur son cas personnel, il évoque notamment la perte de sa bourse d’étude, alors qu’il entamait une troisième fois sa deuxième année de licence. «Cette année, faisant une troisième L2, je n’avais pas de bourse, et quand j’en avais, 450 euros par mois, est-ce suffisant pour vivre ?» a-t-il écrit.

Dans un long communiqué diffusé ce mercredi novembre, le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), sans entrer dans les détails de la situation du jeune homme, assure notamment que «les Crous appliquent avec professionnalisme la réglementation nationale» qui prévoit notamment des conditions de maintien d’une bourse d’une année sur l’autre. Celui-ci «est soumis à des conditions de progression dans les études, d’assiduité aux cours et de présence aux examens», peut-on lire dans la circulaire 2019-2020 sur les conditions d’attribution des bourses d’études dans l’enseignement supérieur.

En détail, un étudiant boursier dispose au maximum de sept ans pendant son parcours dans l’enseignement supérieur. En licence, il bénéficie au maximum de cinq années pour obtenir son diplôme (initialement prévu pour durer trois années scolaires) sans perdre ses droits. Cela signifie donc qu’il peut redoubler deux fois au maximum et donc théoriquement tripler une année. Mais faut-il encore que l’étudiant ou l’étudiante ait validé un minimum de crédits ECTS (des points accordés dans le cadre de la validation d’un diplôme). La troisième année, la bourse ne peut être accordée que si 60 crédits ont été validés, c’est-à-dire l’équivalent d’une année scolaire. Pour ne pas perdre ses droits lors de la quatrième et de la cinquième année, l’étudiant doit avoir validé au moins 120 crédits ECTS. Et la 6e et 7e année, l’étudiant boursier doit avoir validé 180 crédits, soit l’équivalent d’une licence pour continuer de percevoir l’aide financière du Crous.

Des exceptions sont tout de même prévues, et des années de droit supplémentaires peuvent notamment être accordées en cas de maladie, de deuil ou encore de maternité.

LAO, le shampoing étudiant éco-responsable

LAO, le shampoing étudiant éco-responsable

Il s’arrache les cheveux pour ne pas vous les abimer

Étudiante-entrepreneure, Lisa élabore un shampoing respectueux de l’environnement – et de vos cheveux.

Interview publiée dans le cadre du Mois de l’ESS – qui inclut une Semaine étudiante de l’économie sociale et solidaire.


Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Lisa, j’ai 23 ans, je suis étudiante-entrepreneure*. Après un Bac S, j’ai commencé par un Bachelor en affaires internationales à l’EM Strasbourg puis à Grenoble École de management pour un double diplôme Master en affaires internationales et Programme Grande École.

J’ai été entourée assez rapidement d’étudiants internationaux, ça m’a beaucoup ouvert. J’ai d’ailleurs effectué deux séjours à l’étranger : 3 mois en Irlande et 6 mois en Suisse. J’ai beaucoup aimé évoluer dans un cadre différent.

*NDR : Lisa est accompagnée par le PÉPITE OZER, du réseau des étudiants-entrepreneurs PÉPITE France.

Quel a été le déclic pour lancer LAO ?

Pendant ma césure, j’ai eu la chance d’intégrer les groupes L’Oréal puis Chanel, en marketing international.

En gros, on devait développer les produits d’un point de vue marketing, au niveau international. Je contactais les labos pour leur exprimer nos besoins et il y avait ensuite des évaluations scientifiques sur les produits puis enfin le travail sur le packaging, le nom, la communication…

C’était hyper complet et ça m’a énormément plu et en particulier pour l’aspect scientifique, ce qui m’a étonné ! J’ai travaillé sur les crèmes solaires, et les crèmes solaires, c’est très compliqué, ça nécessite beaucoup de recherches et de connaissances scientifiques – et en fait, ça m’a passionné.

Cela a réveillé en moi l’envie de comprendre les produits d’un point de vue chimique, scientifique et écologique.



J’ai rencontré Hadrien, un entrepreneur qui a créé une crème solaire et je l’ai interviewé dans le cadre de mon mémoire. On a beaucoup échangé sur l’aspect création de produit et chimie. Il m’a beaucoup éclairé sur le montage de projets via une startup, le fait que l’on devait tout faire, tout gérer.

Et le gros déclic, c’était l’emballage parce que je voulais m’orienter vers le zéro-déchet.



Du coup, je recherchais du shampoing soluble et au fil de mes recherches je tombe sur une marque et des commentaires de clients qui pointent l’usage de sulfates dans le produit. Le sulfate, qui peut être utilisé pour décaper les sols… je tombe de ma chaise et je me dis que je ne peux pas mettre ça sur mes cheveux.

Je fais des recherches sur ce que contiennent les shampoings, pendant des heures et de heures, c’était un vrai casse-tête pour moi.
Finalement, j’ai décidé de le faire moi-même.




Lisa & Hadrien – © Lisa Werlé

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai commandé tous les ingrédients, j’ai préparé ça chez moi ; mes parents se sont d’ailleurs bien moqué de moi avec mes huiles essentielles et mon bain-marie. J’ai réussi à créer un premier shampoing solide, avec une consistance dont j’étais satisfaite, sauf que… au bout de deux semaines mes cheveux sont devenus secs, poisseux, difficilement coiffables et je me suis dit qu’il y avait un problème (rires).

Comme j’aime bien comprendre, j’en ai parlé à d’autres personnes, j’ai échangé dans des groupes sur internet et j’ai trouvé plein de gens qui avaient eu la même expérience. D’un seul coup, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule à trouver que les shampoings naturels manquaient d’efficacité.

J’allais signer pour une alternance chez un très gros groupe de luxe et j’ai eu un gros doute à ce moment de mon parcours. Je me suis dit : « tant pis, je tente le tout pour le tout et je monte ma boîte ».



J’ai participé à un startup weekend pour présenter mon idée et j’ai fait un gros bide…

Mais je n’avais pas forcément l’auditoire captif pour mon projet. Heureusement, l’organisateur m’a rassuré sur mon idée et après m’avoir écouté, il m’a convaincu qu’il ne fallait pas que je me décourage parce que mon projet était viable et avait du potentiel.

Je n’ai pas dormi de la nuit et finalement, j’ai poursuivi ma participation au startup weekend, que j’ai remporté… en me retrouvant par la même occasion en finale mondiale !



Il a fallu créer une vidéo de présentation du projet en un temps record, on l’a posté sur LinkedIn et elle a eu tellement du succès que des gens ont commencé à me demander où se procurer mon shampoing… mais il n’existait pas vraiment à ce moment-là ! (rires). L’idée était validée, j’avais plus le choix. Il fallait le faire.


© Lisé Werlé

Comment ça va fonctionner LAO ?

L’inconvénient du shampoing solide, c’est qu’il fond dans la douche si on ne le sort pas après utilisation, parce qu’il est hyper concentré, ce qui assèche les cheveux, en plus. J’ai aussi découvert que 99% des shampoings solides étaient très polluants à la fabrication.

Donc même s’il n’y a pas d’emballage, ils ne sont pas si écologiques que ça.

C’est ce que j’appelle la triple pollution du shampoing : les ingrédients, l’impact chimique de la formule et l’impact physique du flacon.


Pour moi, le shampoing solide ne répond qu’à l’une de ces problématiques (le flacon), donc pas assez complet.

J’ai cherché à produire un flacon le moins polluant possible.



J’ai fait beaucoup d’essais, je suis partie sur la production de flacon compostable et j’en suis revenu parce que je me suis rendu compte que le compostable, c’était fait à partir de canne à sucre, qui était importée du Brésil, qui était transformée en plastique végétal et se décompose uniquement dans certaines conditions…

Une problématique en cache une autre… ?

C’est ça. Utilité sociale, développement durable, circuits courts, impact carboné limité… tout ça, c’est lié et quand tu essaies de faire le produit le plus parfait possible, c’est très délicat.

Or, ce qui m’intéresse, c’est pas seulement de vendre mon produit mais de pouvoir maîtriser tout son cycle de vie.



J’ai finalement opté pour du plastique 100% recyclé, la meilleure alternative selon moi en termes d’impact carbone et de transport, de réutilisation du plastique, etc. Je travaille cela dit actuellement sur un nouveau matériau, donc je reste constamment en veille pour améliorer mon produit.


© LAO Cosmétiques

Qu’est-ce que vous a apporté l’entrepreneuriat étudiant ?

Être étudiant-entrepreneur c’est pouvoir échanger avec d’autres étudiants, qui ont des projets totalement différents et cela nourrit les réflexions. Par exemple, j’ai récemment discuté avec un étudiant-entrepreneur qui a un projet dans la papeterie. On pourrait croire qu’il n’y a aucun lien avec mon projet de shampoing mais en fait, si : au niveau du packaging. Je m’intéresse au carton pour l’emballage de mon produit et cet étudiant avait plein de conseils et de contacts à me donner.

Je pense que pour entreprendre il faut s’entourer.



En termes de crédibilité aussi, le fait qu’étudiant-entrepreneur soit un vrai statut donné par le ministère de l’enseignement supérieur et que ce soit encadré par un pôle pour l’innovation (PEPITE), cela simplifie les choses pour les financements, les rendez-vous professionnels, etc.

Pour mon école aussi, c’est un gage de crédibilité et ça m’a permis d’aménager mon emploi du temps pour pouvoir travailler de façon plus souple sur mon projet, quand j’ai rendez-vous avec mon banquier par exemple. Je vais aussi avoir accès à des formations, à des MOOCs, etc.

Comment vous pourriez définir l’ESS ?

On ne peut pas continuer à consommer comme on le fait actuellement. Recycler, ça ne suffit pas, il faut s’attaquer à la racine du problème c’est-à-dire la production. Il faut créer des produits qui ont une incidence sur la façon de consommer sans trop changer les habitudes des gens. La démarche ESS c’est aussi adapter les produits aux consommateurs de demain, pour lui faciliter la tâche. C’est ensuite au consommateur de faire des choix durables et responsables, à son échelle.

C’est comprendre qu’il n’y a qu’une seule planète et qu’on doit faire avec les ressources qu’on a.

Lyon: un étudiant stéphanois s’immole par le feu en pleine rue

Lyon: un étudiant stéphanois s’immole par le feu en pleine rue

Un étudiant de Lyon 2, âgé de 22 ans et originaire de Saint-Étienne, a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu, ce vendredi vers 14h50, devant le 367, rue Garibaldi à Lyon 7e.

Juste avant de s’asperger d’essence devant le bâtiment du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), il a publié un long message sur Facebook, dans lequel il évoque ses difficultés financières et se revendique de la lutte contre le fascisme et le libéralisme.

Message publié sur Facebook par l’étudiant

Capture écran Facebook

Capture écran Facebook

Un témoin de la scène qui travaillait sur un chantier s’est précipité avec un extincteur pour éteindre les flammes et des pompiers de passage ont prodigué les premiers secours, avant l’arrivée des équipages alertés par les témoins.

Le jeune homme, originaire de Saint-Étienne, a été transporté dans un état très grave à l’hôpital Édouard-Herriot où il a été admis au Centre de Brûlés de Lyon.

D’après les pompiers il est brûlé à 90 %.

Ce samedi matin, Solidaires étudiant.e.s a réagi sur Facebook.

Dans l’ensemble, les utilisateurs des réseaux sociaux étaient nombreux à réagir à cet événement.

« Les étudiants en sciences manquent d’outils pour penser l’impact des technologies »

« Les étudiants en sciences manquent d’outils pour penser l’impact des technologies »

Les ingénieurs et scientifiques qui conçoivent et utilisent les technologies de notre quotidien n’ont pas de vision du modèle de société qu’ils veulent créer, estime l’anthropologue du numérique Rahaf Harfoush.

Temps de Lecture 4 min.

Rahaf Harfoush, anthropologue du numérique, participe à la chaire « Good in Tech », lancée début septembre par l’Institut Mines-Telecom Business School et Sciences Po. Ce projet de recherchevise à repenser l’innovation et la technologie comme « moteurs d’un monde meilleur, pour et par l’humain ».

Vous commencez souvent vos conférences par l’histoire de deux amis ingénieurs, Roman et Eugenia. Lorsque Roman meurt dans un accident de voiture, Eugenia, spécialiste de l’intelligence artificielle, rassemble toutes ses traces numériques – e-mails, sms, etc. – et crée un algorithme pour les transformer en « chatbots ». Qu’est-ce que cela illustre ?

D’abord, ceci est une histoire vraie. Aux Etats-Unis, certaines entreprises proposent aux familles de conserver l’identité numérique de leurs proches après leur mort avec diverses applications possibles, comme la création de chatbots (robots conversationnels). J’utilise l’exemple de Roman et Eugenia car la mort est un moment émotionnel incontournable dans une vie humaine et cela attire immédiatement l’attention de mon auditoire. Evoquer ce moment émotionnel me permet de questionner le lien que nous avons avec la technologie. Cet exemple illustre de façon extrême comment celle-ci influence notre façon de porter le deuil, et comment elle a influencé tous les autres domaines de nos vies : notre façon de manger, d’aimer ou de voter.

Quel regard portez-vous sur la formation de ceux qui conçoivent ces technologies ?

De manière générale, je trouve que les étudiants en sciences ont des compétences techniques de haut niveau, mais qu’ils manquent d’outils issus des sciences humaines ou sociales – anthropologie, sociologie, psychologie, philosophie – pour réfléchir à la technologie et à son impact. Quelle société veut-on créer ? C’est la première question qu’il faudrait se poser avant de se demander ce qu’il est possible de créer techniquement, et quels marchés peuvent en découler. Comment définit-on l’innovation ? Doit-elle être durable, inclusive, éthique ?

Vous prenez l’exemple du filtre « couronne de fleurs » de Snapchat [un filtre qui embellit le visage sur un selfie]…

Ce filtre, très apprécié par les jeunes, semble parfaitement inoffensif, mais il est en fait le révélateur d’une vision « biaisée » de la beauté. En réalité, quand vous appliquez ce filtre à votre selfie, la photo en ressort transformée : la peau est plus blanche, le menton plus fin, les yeux plus grands, les pommettes plus hautes. En somme, c’est un algorithme qui code une vision de la beauté « caucasienne ». Quel est l’impact de ce filtre sur l’estime de soi, comment modifie-t-il l’image de soi ? Ce sont des questions qui n’ont pas été posées avant sa conception. Autre exemple : le filtre « journée de la femme », qui utilise le visage de Marie Curie, la célèbre physicienne et chimiste. Ce que l’utilisateur de Snapchat retient de ce visage, c’est son maquillage des yeux très accentué. Qu’est-ce que cela dit de la vision de la femme ? De la femme scientifique ? Voilà le genre de questions qui devraient avoir leur place dans les écoles d’ingénieurs.

Vous montrez ainsi à vos étudiants que, derrière chaque technologie, il y a une certaine vision de la société…

Je leur rappelle souvent que la technologie n’est pas une abstraction. Derrière ces grandes entreprises de la tech comme Facebook, Google, Twitter, Amazon, il y a des hommes, des femmes – le plus souvent des hommes d’ailleurs – qui ont des opinions et donc des biais. Facebook veut « connecter » chaque personne dans le monde. Mais quel est le sens de ce projet ? Sommes-nous obligés d’être en accord avec cette vision ? L’anthropologue britannique Robin Dunbar, dans les années 90, rappelait que le cerveau humain pouvait gérer environ 150 « relations ». Aujourd’hui, nous sommes connectés à des milliers d’amis virtuels, de contacts professionnels, ou de simples connaissances. Des relations qui se seraient naturellement éteintes sont prolongées dans la vie numérique. Avons-nous besoin d’être connectés à nos amis d’enfance à qui nous ne parlons plus ? Ou à quelqu’un avec qui nous avons été en contact lors d’une conférence il y a six ans ? Tout cela a un impact sur la « bande passante » de notre attention, et questionne notre rapport à l’innovation.

Nous baignons aujourd’hui dans l’abondance de données générées par des applications. Quelles en sont les conséquences pour vous, en tant qu’enseignante ?

Notre smartphone a été conçu pour que nous soyons tentés de l’utiliser en permanence. Je vois parfois celui de mes étudiants s’allumer toutes les trente secondes : des notifications s’affichent, suscitant l’envie de les regarder. Comment peut-on réfléchir, notamment dans le cadre de ses études, quand on est interrompu toutes les trente secondes par une sollicitation ? C’est l’économie de l’attention, celle qui vous transforme en produit. Je leur rappelle que, si nous utilisons un service qui est gratuit, cela signifie que l’entreprise gagne de l’argent autrement, souvent en vendant nos données.

Mes étudiants ont du mal à se concentrer. Certains en ont conscience. Ils me disent : « Madame, je n’arrive pas à lire en entier le chapitre de ce livre » ou « Je n’arrive pas à écrire une réponse construite. » Cela me rend inquiète pour cette génération. Ce n’est certainement pas un manque d’intelligence, mais c’est un stress, et le stress est un signe de difficulté. Pour m’adapter à eux, j’ai dû ajouter du temps pour enseigner la gestion de cette nouvelle réalité numérique. L’autre effet négatif de ce dérangement permanent, c’est l’impact sur la créativité. Les études récentes montrent que pour être créatif il faut être attentif.

Vous acquitter de la CVEC, une démarche obligatoire pour vous inscrire dans l’enseignement supérieur

Vous acquitter de la CVEC, une démarche obligatoire pour vous inscrire dans l’enseignement supérieur

Avant de vous inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur, vous devez fournir une attestation d’acquittement de la CVEC, la Contribution vie étudiante et de campus (CVEC). Comment ? Pourquoi ? On vous explique.

C’est quoi, la CVEC ?

La CVEC est la Contribution vie étudiante et de campus.La loi prévoit qu’elle est collectée par les Crous.
D’un montant de 91€ en 2019/2020, on peut y être assujetti·e ou en être exonéré·e en fonction des cas.

Il est possible de s’en acquitter pour l’année universitaire 2019/2020 dès maintenant.


IMPORTANT | Ne sont pas concernées : les personnes inscrites en BTS, DMA, dans les formations comptables, en formation continue (ce qui inclut l’alternance en contrat de professionnalisation), et les étudiants en échange international en France (via des programmes type Erasmus). Si vous êtes dans l’une de ces situations, vous n’avez rien à faire.


Une contribution pour faire quoi, concrètement ?

Comme prévu par la loi ORE, précisée par décret, elle doit permettre de créer, consolider et renforcer différents services,
dans votre établissement et le Crous de votre académie. Un autre décret en précise l’organisation, tandis qu’une circulaire détaille la nature des actions possibles.

  • Pour votre santé | Accéder plus facilement aux soins sur le campus et rénover la politique de prévention
    > Poursuivre le développement des centres de santé universitaires
    > Déployer le dispositif des étudiants relais-santé (ERS)
    > Renforcer l’action des services de santé universitaires dans le domaine de la santé sexuelle (contraception, dépistage des IST…).
  • Pour favoriser l’accompagnement social
    > Renforcer l’action sociale des établissements et des Crous.
  • Pour soutenir vos initiatives
    > Financer davantage de projets et d’associations étudiantes.
  • Pour développer la pratique sportive sur les campus
    > Un meilleur accès, tout au long de l’année, à des activités et des événements sportifs plus diversifiés.
  • Pour faire vivre l’art et la culture dans les établissements d’enseignement supérieur
    > Accès à des concerts, des expos, des manifestations culturelles et à des ateliers de pratique artistique tout au long de l’année.
  • Pour améliorer l’accueil des étudiants
    > Développer des actions d’accompagnement sur le campus, aménagements et installations pour améliorer le quotidien, etc.

Cette contribution est « destinée à favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et à conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé réalisées à leur intention » (article L. 841-5 du code de l’éducation).

« Art. D. 841-10. – Le produit de la contribution de vie étudiante et de campus attribué aux centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires est affecté au financement d’actions propres à améliorer les conditions de la vie étudiante conformément aux finalités mentionnées au premier alinéa du I de l’article L. 841-5. Les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires veillent notamment à organiser des actions spécifiques destinées aux étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur qui n’est pas bénéficiaire du produit de la contribution vie étudiante et de campus.


« Art. D. 841-11. – Les établissements mentionnés aux 1° et 2° de l’article D. 841-5 consacrent au minimum 30 % des montants fixés dans cet article au financement de projets portés par des associations étudiantes et aux actions sociales à destination des étudiants portées par les établissements dans les domaines énumérés au premier alinéa du I de l’article L. 841-5 et au minimum 15 % au financement de la médecine préventive. »

Les établissements doivent mettre en place des actions qui répondent aux axes mentionnés ci-dessus.

Quelques exemples observés dans des établissements, déjà mis en place ou à l’étude : prévention des risques liés à l’alcool, renforcement de l’accès aux soins en matière de santé sexuelle, formation aux premiers secours, prêt de matériel informatique, attribution de tickets de transport en commun, création d’épiceries solidaires, bourses aux livres, pass-sport, ateliers artistiques, installation de garages à vélos, distribution de tampons et serviettes hygiéniques, etc. Certains établissements mettent en place des budgets participatifs sous forme de consultation des étudiants afin de faire voter un certain nombre d’actions à mettre en place via le produit de la CVEC.


Une démarche obligatoire

2 cas de figure différents permettent de compléter cette démarche.

  • En payant la CVEC car vous y êtes assujetti·e. Son montant est fixé à 91€ pour l’année 2019/2020.
  • En étant exonéré·e de la CVEC. Dans ce cas, vous ne paierez rien (voir plus bas « Quels étudiants sont exonérés ? »).

Dans les deux cas, vous pourrez, à l’issue de la démarche, obtenir une attestation d’acquittement de la CVEC.

  • Vous devez fournir cette attestation à votre établissement d’enseignement supérieur.
  • Notez bien que votre établissement ne pourra pas finaliser votre inscription sans cette attestation.

Si vous vous inscrivez au titre d’une même année universitaire à plusieurs formations, cette contribution n’est due que lors de la première inscription.

Où dois-je effectuer cette démarche ?



> Sur cvec.etudiant.gouv.fr | Avant votre inscription dans l’enseignement supérieur

Quels étudiants sont exonérés ?

Les quatre types d’étudiants exonérés du paiement de cette contribution sont…

  • Les boursiers* ou bénéficiaires d’une allocation annuelle accordée dans le cadre des aides spécifiques annuelles
  • Les étudiants réfugiés
  • Les étudiants bénéficiaires de la protection subsidiaire
  • Les étudiants enregistrés en qualité de demandeurs d’asile et disposant du droit de se maintenir sur le territoire

Les boursiers qui ont reçu leur attribution conditionnelle de bourse sont détectés automatiquement sur le site cvec.etudiant.gouv.fr, et peuvent télécharger à l’issue de la démarche en ligne leur attestation d’acquittement de la CVEC, sans payer ni avancer les frais.

Par ailleurs, si vous devenez éligible à l’exonération de contribution au cours de l’année universitaire, vous pouvez obtenir le remboursement
de la contribution que vous avez précédemment payée. Pour cela, et pour l’année universitaire en cours, il suffit d’en faire la demande à partir du 15 septembre 2019.

Idem pour celles et ceux qui auraient payé la CVEC avant les résultats du baccalauréat et qui in fine ne seraient pas bacheliers.

Une précision sur les « boursiers »

De quelles bourses parle-t-on ?

  • Les bourses sur critères sociaux gérées par le Crous (Enseignement supérieur, Culture, Agriculture, …)
  • Les bourses versées par les régions (pour les étudiants dans des formations paramédicales, sanitaires et sociales)
  • Les boursiers du gouvernement français (BGF)

En revanche, ne sont pas concernées…

  • Les bourses d’un gouvernement étranger (BGE)
  • Les bourses versées par une structure privée (par exemple, une fondation)


Une précision pour les alternants

  • Les alternants en contrat d’apprentissage (qui relève de la formation initiale) sont assujettis à la CVEC
  • Les alternants en contrat de professionnalisation (qui relève de la formation continue) ne sont pas concernés par la CVEC

Cas particuliers

  • Si vous êtes inscrit·e en CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles)…
    …vous devez effectuer la démarche au titre de votre inscription à l’université. Vous pouvez payer ou être exonéré·e en fonction de votre situation.
  • Si vous êtes inscrit·e en lycée dans une formation telle que BTS, DMA, formations comptables…
    …vous n’êtes pas concerné·e par cette contribution, car vous n’êtes pas inscrit·e dans un établissement d’enseignement supérieur. Vous n’avez rien à faire.
  • Si vous êtes inscrit·e en formation continue*…
    …vous n’êtes pas concerné·e par cette contribution. Vous n’avez rien à faire.

* En formation continue : c’est-à-dire que votre formation est prise en charge par un employeur ou par un organisme collecteur.
Par ailleurs, notez que l’alternance par contrat de professionnalisation relève de la formation continue.

  • Si vous êtes étudiant·e en échange international, en France…
    …vous n’êtes pas concerné·e par cette contribution. Vous n’avez rien à faire.

* En échange international : vous réalisez une période de mobilité en France en cours d’année universitaire dans le cadre d’une convention passée entre votre établissement d’origine et un établissement d’enseignement supérieur en France.

Ces étudiants français qui choisissent l’Afrique du Sud pour leurs études

Ces étudiants français qui choisissent l’Afrique du Sud pour leurs études

« Je compte bien y rester »

Les écoles et universités hexagonales sont de plus en plus nombreuses à proposer des échanges ou des stages sur le continent, où certains élèves s’établissent ensuite pour faire carrière.

Temps de Lecture 6 min.

L’université du Cap, en Afrique du Sud, le 13 novembre 2017.
L’université du Cap, en Afrique du Sud, le 13 novembre 2017. Mike Hutchings / REUTERS

Immersion de longue durée

Partir étudier ou travailler en Afrique. L’idée peut sembler inattendue, surtout si on compare les moyens des universités hexagonales et celles du continent africain. Pourtant, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à réaliser un stage, un semestre d’études, voire à débuter leur carrière dans un pays d’Afrique.

« Je me suis installée à Johannesburg pour quelques mois, mais je compte bien y rester encore plusieurs années ! » C’étaiten 2016. Fanny Moral, partie en stage en Afrique du Sud dans le cadre de son master en communication à Sciences Po Paris, se souvient de son arrivée, bourrée de clichés :

« Les premiers jours, j’étais terrorisée. Des amis m’avaient parlé de l’insécurité à Johannesburg. Mais rapidement, je me suis rendu compte que ce n’est pas plus dangereux qu’à Paris. Il suffit simplement de respecter certaines règles élémentaires de sécurité. »Lire aussi  Une université franco-tunisienne tournée vers l’Afrique ouvre ses portes à Tunis

La jeune femme a connu un début de carrière fulgurant ; à 25 ans, elle supervise déjà une équipe de quatorze personnes. Chargée de la communication et du marketing d’Enko Education, un réseau d’études secondaires privées implanté dans plusieurs pays d’Afrique, elle ne troquerait plus son poste contre un emploi dans une tour de La Défense :

« J’aurais beaucoup de difficulté à travailler de nouveau à Paris. Ici, les paysages sont magnifiques et il y a toujours de nouvelles choses à découvrir. »

L’histoire récente du pays a renforcé la passion pour l’Afrique du Sud de cette admiratrice de Nelson Mandela :

« J’ai toujours voulu vivre dans un pays en mutation, ce qui est le cas ici. L’apartheid a été aboli il y a tout juste vingt-cinq ans. »

Fanny Moral convient qu’elle n’aurait pas eu autant d’opportunités en France. Etre bilingue et diplômée d’une grande école comme Sciences Po lui a ouvert des perspectives dans ce pays où l’université du Cap, la plus réputée d’Afrique, n’est classée qu’au-delà de la 200e place dans le classement de Shanghai de 2019, derrière de nombreux établissements européens.

Le Maroc attire de plus en plus

Son exemple est loin d’être isolé. L’Afrique du Sud est une destination encore récente, mais près de 250 étudiants originaires de France y étaient inscrits dans un cursus en 2017, selon l’Unesco. Soit une augmentation de 33 % par rapport à 2013. La hausse est légèrement supérieure pour Maurice sur la même période (35 %, de 92 à 125 étudiants), tandis que le Maroc a connu une explosion des arrivées, avec 485 étudiants en 2017 contre 55 quatre ans plus tôt.

Un nombre toutefois minime comparé aux géants canadien, britannique et américain, qui accueillaient plus de 35 000 étudiants français en 2017. Mais ce qui est intéressant, c’est la tendance de la courbe.

Depuis 2016, le dispositif européen Erasmus + permet la mobilité étudiante vers 167 pays extra-européens. « Depuis 2014, il y a de plus en plus de partenariats entre la France et le continent africain pour promouvoir la mobilité étudiante », affirme Anne-Sophie Brieux, chargée de communication de l’agence Erasmus +. En effet, une quinzaine d’accords existent, la plupart dans des secteurs d’études spécialisés comme l’enseignement agricole, les études d’ingénieur ou la coopération et le développement économique.

« Nous sommes très impliqués dans le développement de nouvelles conventions avec un certain nombre de pays africains comme le Sénégal et la Tunisie », précise Jérôme Thonnat, chargé de mission au sein de Montpellier SupAgro, une école qui forme 1 700 étudiants. Même s’il constate cette année un léger fléchissement du nombre d’élèves en mobilité en Afrique en raison du risque sécuritaire, l’intérêt ne faiblit pas. En 2018-2019, une quarantaine d’entre eux ont réalisé un stage de plusieurs mois en Afrique, le plus souvent en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Afrique du Sud ou à Madagascar.

C’est ce qu’a fait Lucas, qui ne regrette pas d’avoir porté son choix sur Dakar. Diplômé cette année de SupAgro, il a choisi l’Afrique en cours de formation. « Un continent d’avenir », estime le jeune ingénieur, qui voit là une « expérience passionnante », même si son père a toujours refusé de lui rendre visite au Sénégal. Aujourd’hui, Lucas a quitté ce pays pour la Côte d’Ivoire. « J’ai eu l’opportunité de rentrer à Paris à l’issue de mon stage à Dakar, en 2015, mais j’ai refusé. » Le voilà donc installéà Abidjan pour deux ou trois ans. Un choix que ses proches ne comprennent pas toujours :

« Ma mère a réussi à l’accepter, tout en espérant que je décroche un poste dans un autre pays. Mais une amie a trouvé ma décision farfelue, voire dangereuse, me demandant même comment je comptais survivre à Abidjan ! »

Lucas, dont le salaire lui permet de louer un logement d’une superficie bien supérieure à ce qu’il aurait à Paris, convient que l’Afrique ne fait pas rêver tous ses camarades d’école :

« La très grande majorité de mes jeunes collègues ingénieurs souhaitant partir à l’étranger ont choisi l’Indonésie ou la Thaïlande. Même si je me sens parfois moins en sécurité en Côte d’Ivoire qu’au Sénégal, les rapports humains y sont très chaleureux et je vis dans de bonnes conditions. Et cela me tenait vraiment à cœur. »

Cet essor de la mobilité étudiante vers l’Afrique oblige parfois les établissements d’enseignement supérieur à redoubler d’originalité. Pour sortir du lot, certaines écoles proposent non pas un stage classique, mais une véritable immersion de longue durée.

Ainsi, « une cinquantaine d’étudiants de Sciences Po Paris suivent actuellement une année académique complète dans un pays africain et assistent pleinement aux cours aux côtés des étudiants nationaux », explique Fabien Albouy, responsable du pôle Afrique et Moyen-Orient de la direction des affaires internationales. Un chiffre en nette progression, puisqu’il y a deux ans, ils n’étaient que 30. Sciences Po se targuer d’être l’école française qui envoie le plus de jeunes étudier en Afrique, grâce à un solide réseau de 30 partenariats sur le continent.

Ouvrir de nouveaux horizons

A plus petite échelle, l’Université technologique de Troyes veut elle aussi jouer cette carte pour permettre à un étudiant d’être complètement intégré dans un cursus en Afrique, grâce à un accord d’échange universitaire noué notamment avec l’Ecole polytechnique de Yaoundé, au Cameroun. Gwenolé Moal, 21 ans, suit un semestre complet au sein de cette école. « Grâce à cet échange, je peux suivre une spécialité en génie civil », explique le jeune homme.En deuxième année de cursus d’ingénieur et en colocation depuis un mois à Yaoundé, Gwenolé se sent déjà chez lui :

Si certains jouent l’immersion, d’autres ouvrent de nouveaux horizons… C’est la stratégie adoptée par le master en études interdisciplinaires des dynamiques africaines de l’université Bordeaux-Montaigne. « Durant quinze jours, la promotion du master 1 se rend en Tanzanie pour se confronter aux réalités locales. Les étudiants y sont accueillis chez un paysan qui pratique l’agroforesterie au sud du Kilimandjaro », décrit Bénédicte Thibaud, directrice de cette formation.

« Je m’habitue très bien à cette nouvelle vie et cela me permet de découvrir une autre culture. Je voulais aller le plus tôt possible en Afrique, car dans quelques années il y aura peut-être des endroits, trop durement affectés par le dérèglement climatique, qui ne seront plus accessibles dans des conditions sûres. »

Même s’il n’est pas sûr de rester travailler au Cameroun, Gwenolé voit l’Afrique comme « un continent dynamique et d’avenir ». Et ilen est certain :

« Ce semestre d’études est pour moi une chance de développer des connaissances et des compétences utiles à mon futur métier. »

C’est là que Valentine Laurent a pris goût à l’Afrique. Diplômée du master bordelais en 2018, elle vient de terminer une mission de coopération en Guinée pour l’association Charente-Maritime Coopération. Après un stage d’un mois au Sénégal en 2015, afin de s’assurer que la vie en Afrique lui plaisait, elle est partie en 2018 en Guinée, pour plus d’un an, avec comme objectif d’accompagner une entreprise locale et de l’aider à trouver des partenariats :

« Cette expérience a renforcé mon autonomie et ma capacité d’adaptation face à des situations nouvelles. Je me sens beaucoup plus à l’écoute des autres aujourd’hui. »

Actuellement en recherche d’emploi, la jeune diplômée rêve de soutenir de nouveau des entreprises locales en Afrique de l’Ouest.

Qui a besoin d’un visa pour voyager en France?

Qui a besoin d’un visa pour voyager en France?

Liste des pays qui ont besoin et n’ont pas besoin d’un visa pour visiter la France ou les DOM-TOM

En fonction de la nationalité et du but du voyage en France ou dans l’un des territoires d’outre-mer français, un voyageur peut avoir besoin ou non d’un visa.

Dans cet article, nous avons expliqué pourquoi certains pays ont besoin de visas alors que d’autres n’en ont pas pour pouvoir entrer en France. En outre, nous avons également répertorié les pays qui ont besoin ou non d’un visa France.

Qu’un ressortissant étranger ait besoin d’un visa ou non, tout dépend de quelques facteurs tels que:

  • Leur nationalité.
  • La durée du séjour prévu.
  • Le territoire français qu’ils envisagent de visiter (métropole ou territoires français d’outre-mer).

Qui a besoin d’un visa pour la France?

La France métropolitaine, ou encore appelée la France européenne, comprend les territoires français du continent européen. Il existe différentes règles de visa pour entrer en France métropolitaine par rapport à la

Qui a besoin d’un visa de court séjour en France?

Les visas France Schengen permettent à leur titulaire d’entrer en France ou dans tout autre pays Schengen et d’y rester jusqu’à 90 jours (sauf dans les cas où le titulaire possède un visa à validité territoriale limitée).

Etant donné que les pays membres de l’ espace Schengen n’ont besoin d’aucun type de visa pour passer d’un pays à l’autre et que l’espace Schengen a conclu des accords de circulation sans visa avec de nombreux pays, les ressortissants de ces pays sont autorisés à entrer en France pour un court séjour sans visa. la nécessité d’obtenir un visa d’abord.

Les catégories suivantes n’ont pas non plus besoin de visa pour entrer en France:

  • Titulaires d’un titre de séjour en France
  • Titulaires d’un titre de séjour d’un pays Schengen
  • Titulaires d’un visa de long séjour valable d’un pays Schengen
  • Titulaires d’un titre de séjour de membre de la famille de l’Union européenne ou d’un titre de séjour de longue durée dans l’Union européenne
  • Détenteurs du passeport d’un «ressortissant britannique d’outre-mer», d’un «citoyen des territoires d’outre-mer britanniques», d’une «personne protégée britannique», d’un «sujet britannique»
  • Titulaires d’une carte de séjour spéciale en qualité de personnel diplomatique ou consulaire

Les ressortissants des autres pays non mentionnés ci-dessus ont besoin d’un visa pour pouvoir entrer en France, même pour des séjours de courte durée.

Qui a besoin d’un visa de long séjour en France?

Les visas de long séjour en France permettent à leur titulaire d’entrer en France et d’y rester pendant une période de temps supérieure à trois mois mais inférieure à un an.

Seuls les ressortissants des pays suivants N’ONT PAS besoin d’un visa pour entrer et rester en France jusqu’à un an:

  • Ressortissants de pays tiers titulaires d’un visa de court séjour portant la mention Famille de Français («Famille d’un ressortissant français»).
  • Ressortissants de l’UE.
  • Ressortissants de l’EEE (Islande, Norvège et Liechtenstein).
  • Les ressortissants des principautés de Monaco et d’Andorre.
  • Les ressortissants de Saint-Marin et du Saint-Siège.
  • Les ressortissants étrangers et leurs familles qui ont acquis le statut de résident de longue durée dans un autre pays de l’UE.
  • Etudiants ayant fréquenté l’école en France sans interruption à partir de 16 ans et poursuivant leurs études dans le pays.

Qui a besoin d’un visa pour les départements et régions d’outre-mer (DROM)?

La DROM comprend tous les territoires administrés par la France en dehors du continent européen, à savoir:

  • Ile de la Réunion
  • Guyane Française
  • Guadeloupe
  • Martinique (les trois départements des Amériques)
  • Mayotte
  • Saint-Barthélemy
  • Saint Martin
  • Saint-Pierre-et-Miquelon

Comme les règles de visite de l’un de ces territoires ou départements diffèrent de celles applicables à la France européenne, vous trouverez ci-dessous la liste des personnes qui ont besoin d’un visa de court séjour ou d’un visa de long séjour pour visiter ces lieux.

Qui a besoin d’un visa de court séjour France DROM?

Seules les catégories suivantes sont dispensées d’obtenir un visa afin de pouvoir entrer dans un DROM France sans visa et restent jusqu’à trois mois.

  • Citoyens de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) et de la Suisse;
  • Titulaires d’un titre de séjour valide délivré par pays appliquant les accords de Schengen: vous devez voyager avec votre titre de séjour valide et votre passeport valide délivré au cours des 10 dernières années.
  • Titulaires d’un titre de séjour en cours de validité ou d’un visa de long séjour pour un pays couvert par les accords de Schengen, tel que l’Allemagne;
  • Titulaires d’un passeport biométrique de
    • Albanie,
    • Bosnie Herzégovine,
    • Macédoine du Nord,
    • La Moldavie,
    • Monténégro et
    • La Serbie;
  • Les détenteurs de passeports de la
    • Région administrative spéciale de Hong Kong (République populaire de Chine) et
    • Région administrative spéciale de Macao (République populaire de Chine).
  • Les ressortissants des pays suivants et titulaires d’un visa Schengen délivré par un consulat de France avec une validité de 6 mois à 5 ans peuvent se rendre dans les départements français d’outre-mer sans visa:
    • Bahrein
    • Biélorussie
    • Chine
    • Koweit
    • Inde
    • Oman
    • Qatar
    • Russie
    • Afrique du Sud
    • Ukraine
    • Emirats Arabes Unis

Ressortissants des pays suivants:

AndorreAnguilla et les îles Vierges britanniques
Antigua-et-BarbudaArgentine
AustralieBahamas
BarbadeBermudes
BolivieBosnie Herzégovine
BrésilBrunei
CanadaChili
Costa RicaLe Salvador
Grenade *Guatemala
Saint-SiègeHonduras
IsraëlJapon
MalaisieMaurice
MexiqueMonaco
MonténégroNouvelle-Zélande
NicaraguaMariannes du Nord
PanamaLe Paraguay
Saint-Christophe-et-NiévèsSaint Vincent et Grenadine *
Saint Marinles Seychelles
SingapourAfrique du Sud
Corée du SudTrinité-et-Tobago *
Îles Turques-et-Caïques *Royaume-Uni (passeport britannique britannique d’outre-mer)
États UnisUruguay
Venezuela

* uniquement pour la Guadeloupe et la Martinique

** sauf la Guyane française

*** seulement pour la Réunion

Qui a besoin d’un visa de long séjour France DROM?

Attendu que les ressortissants des pays suivants NE SONT PAS obligés d’obtenir un visa d’entrée de longue durée pour entrer dans le DROM et restent jusqu’à un an:

  • Pays membres de l’union européenne
  • Pays membres de l’Espace économique européen (EEE)
  • Suisse
  • Monaco
  • Andorre

Qui a besoin d’un visa pour les autres collectivités et territoires français d’outre-mer (CTOM)?

Les collectivités et territoires français d’outre-mer (CTOM) sont constitués des pays suivants:

  • Polynésie française
  • Nouvelle Calédonie
  • Wallis et Futuna
  • Française du Sud
  • Antarctique

Qui a besoin d’un visa de court séjour France CTOM?

Comme les règles de visite de l’un de ces territoires ou de ces collectivités diffèrent de celles applicables à la France européenne ou à la DROM française, vous trouverez ci-dessous la liste des personnes qui n’ONT PAS besoin d’un visa de court séjour pour entrer dans ces lieux.

  • Titulaires d’une carte de résident français ou d’un visa de long séjour français;
  • Les titulaires d’un permis de séjour néerlandais à Sint Maarten ne sont pas tenus d’avoir un visa d’entrée pour Saint-Martin.
  • Les ressortissants des pays suivants qui exercent des activités génératrices de revenus:
  • Australie (pour Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon, exemption pour un mois seulement)
  • Brésil
  • Japon
  • Mexique
  • Singapour
  • Corée du Sud
  • Venezuela;

Ressortissants des pays suivants:

UEEEE
Suisse ; AndorreArgentine
BolivieBrunei Darussalam
CanadaChili
Costa RicaCroatie
Le SalvadorÉtats Unis
GuatemalaHonduras
IsraëlMalaisie
MonacoNicaragua
Nouvelle-ZélandePanama
Le ParaguaySaint Marin
Saint-SiègeUruguay

Qui a besoin d’un visa de long séjour France CTOM?

Seuls les ressortissants des pays suivants sont dispensés du visa de long séjour:

  • États membres de l’Union européenne
  • États membres de l’Espace économique européen (EEE)
  • Suisse
  • Monaco
  • Andorre
Comment reprendre ses études à 30 ans ?

Comment reprendre ses études à 30 ans ?

Reprendre ses études à 30 c’est possible ! Formation à distance, cours du soir, PTP, CPF… Si vous avez envie de changer de carrière, renseignez-vous !

Il n’y a pas d’âge pour étudier ! Les personnes de plus de 30 ans sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à souhaiter acquérir de nouvelles compétences professionnelles et décrocher un diplôme. Formation continue, formation par correspondance, cours du soir, PTP… Les solutions ne manquent pas, encore faut-il les connaître ! Alors, comment reprendre ses études à 30 ans, 40 ans, 50 ans et même 60 ans ? 

Vous voulez reprendre vos études après 30 ans ?

Découvrez les formations en fonction :Liste des formations selon
Mon profil

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mon domaine

Se former au cours de la vie professionnelle peut s’avérer être un bon accélérateur de carrière

Qu’est-ce qu’une formation professionnelle ? 

Une formation professionnelle est une formation qu’il est possible de faire alors que déjà, on est entré dans le monde professionnel. Plus précisément, il s’agit d’une formation continue, opposée à la formation initiale, en d’autres termes, il s’agit d’une formation dédiée aux personnes qui sont déjà entrées dans la vie active.  

La formation pro : un droit

La formation professionnelle permet donc de reprendre ses études tout en travaillant. En effet, durant leur vie professionnelle, les salariés ont accès à un certain nombre de dispositifs leur permettant d’accéder à un niveau supérieur de qualification, de se perfectionner ou encore de se reconvertir.

Qu’elle soit financée par votre employeur ou par un organisme privé, la formation professionnelle est un droit qui s’adresse à l’ensemble des salariés au cours de leur carrière. Dans un monde professionnel qui ne cesse d’évoluer, elle s’impose comme un levier d’accès, de maintien, mais également de retour à l’emploi.

La participation des salariés à la formation pro est de plus en plus importante. De nombreuses réformes ont d’ailleurs permis d’adapter l’offre de formation réservée aux adultes aux différentes évolutions économiques et sociales, ainsi qu’aux entreprises. 

La formation pro : pour les salariés, demandeurs d’emploi…

De plus en plus d’universités ou de grandes écoles comme les écoles de commerce dispensent des programmes spécifiques pour les salariés. Ils développent ainsi des programmes courts, créent des stages sur mesure pour les entreprises, intègrent les salariés à leurs programmes de formation MBA ou MS par exemple. En 2010, 10 % des diplômes obtenus dans l’année concernaient la formation continue.

En outre, de nombreuses formations sont conçues spécifiquement les adultes et les professionnels: c’est notamment le cas du Certificat de Qualification Professionnel (CQP). Chaque branche professionnelle dispose de ses propres CQP, adaptés aux besoins des employeurs, et qui attestent de la maîtrise de compétences et de savoir-faire à l’exercice d’un métier. 

Ouverts à tous, les MOOCS peuvent aussi convenir à de nombreux adultes qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans un domaine spécifique. 

La formation pro : diplômante ou qualifiante ?

Les formations diplômantes sont différentes des qualifiantes. Elles n’ont en effet pas les mêmes objectifs.

La formation diplômante est, comme son nom l’indique, une formation validée par un titre homologué ou un diplômé délivré par un Ministère. Certaines professions ou concours ne sont d’ailleurs accessibles que sous condition de diplôme.

À l’inverse, une formation qualifiante délivre une qualification et un savoir-faire reconnus par un secteur d’activité ou une branche. 

Pourquoi reprendre ses études ?

La reprise d’études concerne de nombreux adultes en France chaque année. Mais les causes de cette reprise d’études peuvent être très variées. Certains souhaitent changer de métier, d’autres, veulent évoluer, et les derniers simplement acquérir de nouvelles compétences pour trouver un emploi.

Pour trouver un emploi

Pour finir, vous pouvez également faire le choix de reprendre vos études pour trouver un emploi. Si vous êtes à la recherche d’un travail, au chômage, sans activité ou que vous n’effectuez que des missions d’intérim et de petits CDD, alors reprendre vos études peut être une solution très adaptée pour obtenir des compétences plus recherchées par les recruteurs.

Pour évoluer professionnellement

D’autres font le choix de reprendre leurs études afin d’évoluer professionnellement. Cela peut par exemple être le cas de personnes âgées de 30 à 40 ans qui souhaitent obtenir un poste avec plus de responsabilités.

Si elles ne peuvent pas se faire former en interne par un collègue ou un supérieur, ces personnes peuvent donc trouver de très belles formations professionnelles dans les organismes spécialisés. D’ailleurs, très souvent, les entreprises aident les salariés dans leurs démarches. Elles peuvent également aider au financement des formations professionnelles.

Si vous souhaitez suivre une formation professionnelle sans arrêter de travailler, vous pouvez opter pour les cours du soir ou pour une formation à distance (par courrier ou en e-learning) Vous pourrez ainsi gérer votre emploi du temps et vous organiser comme vous le souhaitez. Si vous souhaitez ne plus vous rendre au travail pendant quelque temps et que votre entreprise est d’accord, alors, vous pourrez suivre une formation professionnelle de manière « normale », ou même en alternance

Pour changer de métier

Pour en savoir plus…

Découvrez toutes les 
informations pour changer
de métier !
 

Changer de vie, changer d’entreprise, changer de métier. C’est une raison qui revient souvent lorsque l’on demande aux gens les raisons qui les poussent à vouloir reprendre leurs études. La plupart du temps, après plusieurs années à travailler dans la même entreprise, à effectuer les mêmes tâches, les employés prennent la décision de changer totalement de vie. Ainsi, l’on peut voir des cadres de grandes entreprises se lancer dans un projet d’ouverture de restaurant, ou encore des employés qualifiés qui décident de passer les concours de la fonction publique

« Je me rends compte que cette envie était en moi depuis très longtemps. Je crois que je me suis trompée d’orientation professionnelle dès l’après-bac. » Dahvia, 24 ans, journaliste.

« Avant, j’étais chef de projet dans une agence de communication. J’ai décidé de changer de métier à 32 ans, car je me suis rendue compte que je n’aimais plus du tout la communication, un métier dans lequel je ne me sentais pas à ma place et dans lequel j’avais du mal à voir quel pourrait être mon avenir. Lorsque j’ai pris cette décision, j’ai été accompagnée par une coach spécialisée pendant un moment », explique Dahvia, 34 ans, journaliste.

« Avant de changer de métier, j’étais juriste en entreprise, spécialisée dans le droit commercial et droit des contrats. Je ressentais une grande lassitude et je n’avais plus aucun intérêt pour mon métier. J’ai vécu un licenciement économique suite à une liquidation judiciaire en 2012 et depuis, plus aucun poste proposé n’était intéressant. J’avais résolument envie de faire autre chose. Mais finalement, je me rends compte que cette envie était en moi depuis très longtemps », témoigne quant à elle, Olivia, 41 ans, qui définit aujourd’hui sa reconversion comme « la meilleure décision de sa vie ».

Pour acquérir des savoirs

Eh oui, c’est possible. Vous approchez de votre retraite — où l’êtes déjà — et vous avez envie d’apprendre de nouvelles choses… Juste pour le plaisir.

Dans ce cas, c’est tout net : il n’y a pas de limite d’âge. À 60 ans, ou plus, vous pouvez donc par exemple, travailler le programme du bac afin de le passer en candidat libre. De même, vous pouvez retourner sur les bancs de la fac en tant qu’auditeur libre, cette fois : vous serez avec les étudiants de formation initiale et cela vous coûtera entre 40 et 140 euros. 

Il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités vous permettant d’envisager une reprise d’étude alors que vous avez 30 ans passés. Nous vous avons présenté les principales. 

Les différents types de scolarité pour les adultes

Si vous désirez du changement, vous devez savoir que ces dernières années, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour vous permettre de rester épanoui dans votre vie professionnelle. Ainsi, vous pouvez trouver une formation adaptée à votre emploi du temps. 

Étudier par correspondance sans contrainte

La formation par correspondance séduit un public très large. Étudiants, salariés ou encore sans-emplois, les formations à distance s’adaptent à chaque profil et disposent de nombreux avantages. Elles permettent en effet de se former tout en conservant un emploi, en travaillant à son rythme et sans obligation de déplacement dans un institut de formation. 

ÉducatelDistanciaComptaliaEnaco OnlineÉcole Chez SoiEDNB… Il existe aujourd’hui de nombreux organismes de formation à distance qui dispensent des diplômes reconnus par l’État, délivrés par la Fédé ou encore des certifications

Si toutes les formations ne peuvent pas être suivies à distance, de plus en plus d’écoles élargissent leur panel. Ainsi, par correspondance, vous pourrez entamer des études telles que : 

Si le principe de correspondance peut séduire, il faut néanmoins bien être conscient qu’il n’est pas adapté à tout le monde. Cela demande en effet beaucoup de rigueur, d’organisation et une grande motivation.

En recevant les cours chez vous, par voie postale ou par e-learnig, vous pourrez décider de travailler quand vous le souhaitez. Des professeurs restent disponibles et vous pouvez généralement les joindre par mail, par téléphone ou Skype. Selon les matières, différents types d’exercices ou de devoirs vous seront proposés ainsi qu’une correction individualisée

Découvrez la liste des formations à distanceListe complète des formations

Retrouver les bancs de l’école en cours du soir

Pour apprendre un nouveau métieracquérir de nouvelles compétences ou se remettre à niveaules cours du soir proposent aux adultes, salariés ou non, de suivre une formation qui les préparera à un diplôme. Ces cours ont lieu en fin de journée, généralement à partir de 19 h.

Certains cours municipaux d’adultes peuvent être gratuits, il est nécessaire de se renseigner auprès de la mairie. Il est par ailleurs possible de suivre le programme du baccalauréat en cours du soir afin de se présenter à l’examen en candidat libre.  

Il existe également des organismes de référence comme l’AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) qui proposent de nombreuses formations qualifiantes, mais également des conseils en transition professionnelle.

Des personnes sans emploi depuis un certain temps peuvent se voir proposer ce type de formation par le Pôle Emploi afin de se remettre à niveau et faciliter leur réinsertion sur le marché du travail. 

Il existe de nombreuses formations en cours du soir. Parmi elles :

Trouvez la formation qui vous convient… Et lancez-vous !Liste des formations pour adultes

Retrouver le plaisir d’apprendre grâce au PTP

Le Projet de Transition Professionnelle (ex-CIF: Congé individuel de Formation) permet à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de profiter d’un congé lui permettant d’acquérir une nouvelle qualification ou de préparer un diplôme.

Le salarié peut ainsi s’absenter de son poste afin d’effectuer une formation pour se qualifier, connaître une évolution professionnelle ou se reconvertir. Cette période de formation doit être acceptée par l’employeur, mais n’est pas financée par l’entreprise. 

Valider ses acquis par la VAE

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet de valider tout, ou une partie, d’une certification grâce à une expérience professionnelle salariée, non-salariée, bénévole ou volontaire. La VAE est accessible à n’importe quel âge, pour peu que la personne puisse justifier d’au moins trois années d’expérience dans son domaine.

Il s’agit d’un entretien oral où le candidat fait état de ses compétences et connaissances devant un jury. Si ce dernier juge qu’elles équivalent au niveau d’un étudiant en formation initiale prêt à obtenir son diplôme, il valide les acquis. Il peut également ne valider que partiellement les acquis, ou encore ne pas les valider du tout.

La VAE peut être un diplôme, un titre ou encore un certificat de qualification professionnelle. De nombreuses écoles proposent actuellement de décrocher leur diplôme via la validation des acquis. Il est donc possible d’obtenir un BTS, mais il faut avant tout adresser un dossier au DAVA (Dispositif Académique de Validation des Acquis). 

Comment financer sa reprise d’études ?

Le financement de la formation professionnelle est l’une des préoccupations les plus courantes des adultes intéressés par la reprise d’études. Pourtant, il existe de nombreux moyens pour financer sa formation, quel que soit son statut !

La formation financée par CPF

Le compte personnel de formation (CPF) remplace, depuis 2015, le Droit individuel de Formation (DIF). Ce compte personnel est alimenté en heures de formation. Voici quelques détails sur le CPF :

Pour aller plus loin…

Tout savoir sur le CPF

  • Il est utilisable par tous les salariés, tout au long de leur vie active, pour suivre une formation qualifiante
  • Il contient toutes les heures de formations qui ont été acquises par le salarié au cours de sa vie active et jusqu’à son départ à la retraite
  • Il recense également les différentes offres de formations dont le salarié peut bénéficier : qu’elles soient qualifiantes (diplôme ou titre professionnel), qu’elles lui permettent d’acquérir des connaissances de base, ou d’obtenir un accompagnement pour une validation des acquis de l’expérience (VAE)…

Le Projet de Transition Professionnelle (PTP, ex CIF)

Pour bénéficier de ce dispositif de financement, vous devez formuler une demande auprès d’un organisme paritaire agréé par l’État comme le Fongécif ou l’Opacif. Le salarié bénéficiera ainsi de la prise en charge d’au moins 80 % de sa rémunération et d’une prise en charge partielle de sa formation.

Pour pouvoir bénéficier d’un congé de formation, il est nécessaire de justifier d’une activité d’au moins deux ans, dont un an dans l’entreprise actuelle. Les salariés disposeront d’un an pour préparer un diplôme comme un BTS ou un Master, à l’issue duquel ils réintégreront l’entreprise. 

Le Fonds National d’Aide d’Urgence pour aider au financement

Trop âgé pour bénéficier d’une bourse ? Il vous reste le FNAU (Fonds National d’Aide d’Urgence). Aide financière accordée aux étudiants, le Fonds National d’Aide d’Urgence s’adresse aux personnes de moins de 35 ans (sauf en cas de situation de handicap reconnue) dont les ressources sont inférieures au plafond prévu par le barème d’attribution des bourses.

Elle peut prendre la forme d’une aide ponctuelle ou d’une aide annuelle, versée sur 9 mois. La demande devra se faire auprès du Crous. Il est possible de bénéficier d’une aide d’urgence annuelle ou bien d’une aide d’urgence ponctuelle.

Le Pôle Emploi et la région

Pour aller plus loin…

Comment financer
sa formation pour adultes ?

Avant de débuter vos démarches de demande de formation, n’hésitez pas à consulter votre conseiller Pôle Emploi. Il pourra vous aider à valider votre dossier de formation. En effet, une récente étude a démontré l’importance de la formation en matière de retour à l’emploi : 50,8 % des chômeurs ayant suivi une formation prescrite par Pôle Emploi ont retrouvé un emploi au cours des six mois suivants.

Dans certains cas, vous pouvez également faire des demandes de prise en charge des frais de formation auprès d’autres structures : le Conseil Régional, le Conseil Général, la Mairie…

Le financement personnel

Les salariés ne disposant pas d’assez d’heures au titre du DIF ou ne souhaitant pas avoir recourt à un Projet de Transition Professionnelle peuvent également financer leur formation seuls.

Dans ce cas, ils ne sont pas obligés d’en faire part à leur employeur, si celle-ci s’effectue en dehors du temps de travail. Pour ce genre de formation, les cours du soir sont particulièrement adaptés.

Reprendre ses études

Tous les âges sont permis, de même que si vous ne possédez pas beaucoup de diplômes…

Sans le bac

Si la réussite à l’examen du baccalauréat est généralement un passage obligé pour accéder à l’enseignement supérieur, certains établissements acceptent les non-bacheliers. Il est alors possible d’intégrer des cycles courts comme un BTS ou de faire valoir une expérience professionnelle.

Attention tout de même, car ce n’est pas la voie la plus simple. L’une des alternatives sera d’intégrer une formation diplômante qui permet également de se présenter comme candidat libre à l’examen du baccalauréat.

à 30 ans

Très tôt, vous êtes entré sur le marché du travail, mais aujourd’hui vous souhaitez reprendre vos études pour vous orienter vers un métier qui vous plait réellement ? Vous pouvez consulter nos 5 conseils pour mettre toutes les chances de votre côté et reprendre vos études !

Etudiants pour 2020 : Rentrée universitaire: ce qui va changer en 2020

Etudiants pour 2020 : Rentrée universitaire: ce qui va changer en 2020

En fin de semaine dernière en conférence de presse, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé un certain nombre de nouveautés pour la nouvelle rentrée universitaire en cours.

Après Jean-Michel Blanquer il y a un mois, c’était au tour de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de faire sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, vendredi 20 septembre. Une occasion pour la ministre de revenir sur le déroulement de l’édition 2019 de Parcoursup, mais aussi, de donner plus de détails sur les nouveautés qui verront le jour lors de cette année universitaire 2019/2020. Le Figaro revient sur les différents changements qui vont survenir dans les prochains mois.

● Encore plus de formations sur Parcoursup

En janvier 2020, toutes les formations reconnues par l’état seront sur Parcoursup, comme le souhaitait la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE). De très nombreux établissements, tels que Sciences Po Paris, les IEP de région, l’université Paris Dauphine, toutes les écoles de commerce post-bac, les écoles de formation des métiers de la culture, les instituts de formation aux professions paramédicales, les écoles supérieures de cuisine, mais également de nouvelles formations en apprentissage, rejoindront cette année la plateforme d’orientation. Certaines de ces formations avaient obtenu une dérogation du ministère pour ne pas entrer sur la plateforme en 2019 et ainsi mieux préparer leur arrivée.

» LIRE AUSSI – Parcoursup: 1175 candidats sans affectation à l’issue de la procédure selon Frédérique Vidal

En 2019, 14 742 formations étaient présentes sur la plateforme. Cette année, plus de 600 nouveaux cursus vont à leur tour faire leur entrée sur le portail. Un bon moyen pour le ministère de l’Enseignement supérieur d’offrir aux candidats une meilleure visibilité sur toutes les formations existantes.

● Une meilleure visibilité sur la qualité des formations

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Pour que les candidats puissent faire la différence entre les formations reconnues par l’état et les autres, le ministère entend mettre en place «une signalétique» spécifique sur Parcoursup. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Frédérique Vidal a déclaré qu’à partir de cette année, un «label spécifique comportant la mention du contrôle de l’État» allait être prévu pour chaque type de formation.

Une adresse mail générique «controle.formation@ac-[academie].fr» va d’ailleurs être créée dans chaque rectorat afin de permettre aux étudiants et aux familles de se renseigner sur le degré de la reconnaissance de l’État dans les différentes formations dispensées. Cette adresse mail permettra également aux candidats de signaler les possibles irrégularités d’établissements privés en les dénonçant en cas de «publicité mensongère», de «non respect des obligations contractuelles», etc…

● Un accompagnement pour les personnes en reprise d’études

En 2019, près de 110 000 candidats en reprise d’études se sont inscrits sur Parcoursup. Des personnes ayant des profils très variés. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, «avec le concours du ministère du Travail, ces candidats ont pu être accompagnés par les régions, l’Apec (association pour l’emploi des cadres) et les missions locales pour construire un parcours adapté à leur profil et à leurs attentes».

Afin de mieux s’occuper de ce public en 2020, le ministère a annoncé l’ouverture d’un nouveau dispositif: ParcoursPlus. «L’objectif est de pouvoir à la fois mieux prendre en compte ces candidats qui ont trouvé la plateforme attractive et leur permettre d’accéder à des formations et services présents sur ou hors de Parcoursup, mieux adaptés à leurs profils et expériences», précise le ministère dans son dossier de presse. Ce dispositif sera mis en place dès janvier 2020 avec France Compétences pour l’accès au conseil en évolution professionnelle (CEP).

● Un test de certification en langue anglaise obligatoire

Plus de 400 000 jeunes seront concernés par cette nouveauté: dès 2020, certains étudiants seront obligés de passer un test de certification en langue anglaise. Cette mesure, qui se déploiera progressivement sur trois ans, va concerner dans un premier temps les étudiants inscrits dans des formations qui préparent aux métiers liés au commerce extérieur ou ayant une dimension internationale.

Seront donc concernés les jeunes en licence de langues étrangères, en DUT «commerce international» ou «communication», en licence professionnelle «commerce international» et en BTS «commerce international» et «spécialités industrielles à l’exportation». En 2022-2023, elle s’appliquera à l’ensemble des étudiants de France.

● L’arrivée des «campus connectés»

Autre nouveauté de la rentrée 2019: l’arrivée de ce que la ministre de l’Enseignement supérieur a appelé les «campus connectés». Ces campus sont des lieux d’études où les jeunes qui vivent dans des villes éloignées des grands centres universitaires pourront suivre, près de chez eux, des formations à distance dans l’enseignement supérieur en bénéficiant d’un tutorat individuel et collectif.

Dès cette année, 300 étudiants sont accueillis dans 13 campus connectés, dans différents lieux de France (Saint-Brieuc, Redon, Bar-le-Duc, Montereau-Fault-Yonne, Chaumont, Autun, Nevers, Lons-le-Saunier, Privas, Cahors, Le Vigan, Saint-Raphaël et Carcassonne).

À la rentrée 2022, 100 lieux labellisés «campus connectés» devraient voir le jour, avec également, la création de nouveaux parcours de formations à distance.

Rentrée décalée : mode d’emploi pour se réorienter dès janvier

Rentrée décalée : mode d’emploi pour se réorienter dès janvier

De janvier à mars, de nombreuses écoles réouvrent leur portes pour accueillir les réorientation en cours d’année.

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De plus en plus d’écoles et d’universités proposent des rentrées décalées entre janvier et mars pour les élèves qui veulent se réorienter sans perdre toute leur année. Une tendance lourde, et pourtant peu connue du grand public : les rentrées décalées, ou secondes rentrées, offertes aujourd’hui par de nombreux établissements d’enseignement supérieur de toutes natures : universités et IUT, grandes écoles, écoles spécialisées, etc.

Nouvelle année, nouvelle vie. Après un premier trimestre à cirer sans conviction les bancs de la fac ou d’une prépa, certains étudiants ont pris une bonne et radicale résolution : tout reprendre de zéro. Quasi impossible il y a quelques années, la réorientation en cours d’année est désormais une réalité, portée par des universités et des écoles prêtes à admettre le droit à l’erreur.

Trouver sa filière en cours d’année reste « un parcours du combattant », estime-t-on au centre d’information et d’orientation (CIO) de Paris. Voici le mode d’emploi !

Où s’inscrire ?

Pour les universités « Il faut se renseigner fac par fac, car toutes ne proposent pas de passerelles, les procédures d’inscription sont assez compliquées et il y a des délais à respecter », prévient le CIO.
Pour les écoles, il en existe plus d’une soixantaine… à contacter aussi au cas par cas.
Consultez une liste ici d’écoles concernées

Quand faire la démarche ?

Le plus tôt possible, car certains établissements ouvrent les orientation à partir de fin novembre… et les places sont limitées. En janvier ou février il faut faire vite : dans la plupart des cursus, les dossiers doivent être déposés au plus tard avant la fin du mois de janvier . A l’IUT de Lyon, par exemple, les élèves ont jusqu’à mi janvier pour présenter leur candidature en DUT informatique, pour une rentrée le 1er février. A la Sorbonne-Nouvelle, la date butoir est fixée mi janvier… Du côté du privé, de plus en plus de rentrées décalées sont proposées par les écoles spécialisées d’informatique ou d’art, ainsi que dans des écoles de management comme l’INSEEC ou l’Ipag.

Combien de temps durera mon cursus ?

Dans certains cas, notamment les BTS des lycées publics, les élèves devront mettre les bouchées doubles. Ils auront un an et demi, au lieu de deux, pour préparer leur concours. Certaines écoles aménagent l’emploi du temps pour rattraper les cours manqués pendant l’été. A l’université, c’est à l’étudiant de rattraper, comme il l’entend, les cours auxquels il n’a pas assisté.

Changer de filière… ou pas ?

L’université de Cergy-Pontoise, pour sa part, a mis en place un processus en plusieurs phases pour répondre aux besoins des étudiants décrocheurs. « Le réseau d’acteurs de l’accompagnement en première année est chargé de les repérer, les écouter et apporter des éléments de réponse, expose Sabine Lepez, vice-présidente en charge de l’orientation. Nous procédons ensuite à l’analyse de leur profil, avant de leur proposer une solution. »
Béatrice Langlois, conseillère d’orientation-psychologue au CIO Médiacom, livre plusieurs recommandations : « Il est essentiel de prendre le temps de réfléchir, il ne s’agit pas de changer de filière sur un coup de tête. L’étudiant devra ensuite réfléchir à son projet, car bien souvent les candidatures impliquent une lettre de motivation. L’important est aussi de ne pas vivre cette situation comme un échec : on peut se tromper et rebondir différemment. » Béatrice Langlois conseille également de solliciter les personnes ressources, par exemple les étudiants tuteurs et les enseignants référents à l’université, ou le CPE dans le cas d’un BTS. « Des structures spécialisées sont à la disposition des jeunes, comme les CIO en dehors de l’université, ou encore les services communs universitaires d’information et d’orientation (SCUIO), complète-t-elle.

Et si je ne trouve pas de solution ?

Ceux qui n’ont pas d’idée précise pour leur poursuite d’études ou ceux qui ne trouvent pas de place peuvent aussi se tourner vers d’autres projets, hors du monde scolaire : du volontariat dans des associations ou un voyage à l’étranger pour parfaire une langue étrangère. Une autre manière de mûrir son projet, sans perdre son temps, en attendant septembre et une nouvelle rentrée des classes.

Un parcours exigeant

Vous souhaitez ne pas perdre un an… encore faut-il être prêt pour une aventure exigeante ! Bien souvent, vous devrez réaliser en un semestre ce que les autres effectuent en un an. Une forte motivation est donc indispensable. Certaines écoles comme celles du Groupe ICS (ICD, ESAM, ISCPA…) proposent un encadrement et un suivi personnalisé pour les étudiants concernés. Tout au long du programme, un tuteur les accompagne dans leur choix d’école pour suivre le rythme particulièrement soutenu.

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